La vérité sur l’entrepreneuriat (et ce qui te fera réussir en tant qu’OBM)

Je pense qu’il y a quelque chose de problématique dans la manière dont on parle de l’entrepreneuriat aujourd’hui sur les réseaux sociaux. C’est un sujet qui me met tellement mal à l’aise que j’avais besoin d’en faire un article.

On nous vend l’idée que tout peut aller très vite : tu te formes à peine, tu lances ton profil sur LinkedIn, tu trouves rapidement tes premiers clients, tu quittes ton job dans la foulée, tu travailles moins qu’en tant que salariée et tu gagnes très bien ta vie presque immédiatement. On a parfois l’impression qu’en entrepreneuriat, tout s’enchaîne naturellement, dans la joie et la facilité, comme si le succès arrivait quasiment du jour au lendemain.

Et parfois, oui, certaines personnes vivent une évolution rapide. J’ai moi-même accompagné des femmes qui ont signé leurs premiers clients très vite et qui continuent aujourd’hui à avoir beaucoup de succès. J’ai vu des reconversions fluides, des activités se développer plus rapidement que prévu, et des femmes transformer leur vie grâce à leur activité de Duopreneur / OBM.

Mais ce que je veux éviter aujourd’hui, c’est que tu penses que si ton parcours ressemble à autre chose qu’une ligne droite, alors tu serais en train d’échouer. Parce que ce n’est pas vrai.

Le problème, c’est qu’à force d’entendre que tout devrait être simple, rapide et fluide, au premier obstacle, beaucoup de femmes se disent qu’elles ne sont peut-être pas faites pour ça. Et c’est exactement de ça dont j’ai envie de te parler aujourd’hui.

Le faux récit de l’entrepreneuriat

Je pense qu’on a un vrai problème avec la manière dont on parle de l’entrepreneuriat sur Internet. On montre énormément les résultats : le chiffre d’affaires, les clients signés, les reconversions rapides, les grandes annonces, les journées de temps libre en pleine semaine pendant que les salariés sont « coincés » au travail.

Heureusement que l’on célèbre ces réussites, car oui elles existent et elles méritent d’être mises en avant. Mais on parle beaucoup moins de tout ce qu’il y a entre deux.

Et il y a un vrai sujet de société derrière ça. Aujourd’hui, on vit dans une culture du “tout, tout de suite” : on veut des résultats immédiats, des certitudes rapides, on veut que tout fonctionne. On a perdu l’habitude d’attendre. Mais construire quelque chose de solide demande parfois du temps.

La vraie question à se poser c’est : “Est-ce que tu veux aller vite, ou est-ce que je veux construire quelque chose qui tient vraiment dans le temps ?”

Je peux comprendre ce besoin d’urgence : tu as besoin que ça fonctionne, car tu veux te rémunérer et pouvoir te dire que tu as réussis. Mais quand tu vas développer ton entreprise, il y aura des moments dont on parle moins sur les réseaux sociaux :  

  • Les moments où tu doutes.
  • Les moments où tu remets tout en question.
  • Les moments où tu travailles beaucoup, sans voir immédiatement de résultat.
  • Les moments où ton positionnement n’est pas encore clair.
  • Les moments où tu testes des choses qui ne fonctionnent pas, ou qui finalement ne te plaisent pas.
  • Les moments où tu n’arrives pas à t’organiser entre ta nouvelle activité entrepreneuriale, la maison et ton travail salarié que tu as peut-être encore en parallèle.

👉 Et pourtant, tout ça fait partie du processus. Ça ne veut pas dire que tu es mauvaise ni que ton projet ne marchera jamais. Ça veut juste dire que tu es en train d’apprendre et de construire une entreprise.

Les imprévus de la vraie vie

Il y a aussi une réalité dont on parle peu : entreprendre ne te transforme pas en super-héroïne capable de tout gérer parfaitement. Dans la vie, il y a toujours des imprévus.

Il peut y avoir des périodes où ta santé demande plus d’attention, des moments où un proche a besoin de toi, des phases de fatigue mentale ou physique, des difficultés financières qui peuvent te pousser à reprendre temporairement un travail salarié.

Et j’ai vraiment envie d’insister là-dessus :

  • Reprendre un travail salarié pendant un temps, ce n’est pas échouer.
  • Ralentir ou faire une pause, ce n’est pas échouer.
  • Avancer moins vite que d’autres personnes parce que tu as des circonstances différentes, ce n’est pas échouer non plus.

Parfois, c’est simplement ce qui est le plus intelligent à faire à un moment donné. Et cela ne veut pas dire que tu ne vas pas y arriver.

Le problème, c’est qu’on dramatise énormément ces périodes. On se compare, on se dit qu’on est en retard, que les autres avancent plus vite, qu’on a “tout raté”, qu’on n’y arrivera jamais. Alors qu’en réalité, tu ne connais qu’un seul chapitre de ton histoire. Tu ne sais absolument pas comment les prochains vont se dérouler. ✨

Le vrai danger

Selon moi, le vrai danger n’est pas de ralentir. Le vrai danger, c’est de prendre une décision définitive dans un moment de peur.

Tu traverses peut-être un mois compliqué. Tu n’as pas de client pendant quelques semaines. Tu vis une période de stress et tu remets tout en question. Et dans cet état émotionnel-là, tu décides que tout est terminé.

C’est souvent exactement à ce moment-là que beaucoup abandonnent, alors qu’elles étaient peut-être beaucoup plus proches qu’elles ne le pensaient.

Créer une activité demande aussi une certaine stabilité émotionnelle. Non pas pour ne jamais ressentir de doute,c’est impossible, mais pour ne pas laisser chaque émotion piloter tes décisions.

👉 Prendre des décisions importantes depuis un espace de peur ou de doute n’est jamais la meilleure disposition.

Ce qui fait vraiment la différence

Très honnêtement, les personnes que je vois réussir ne sont pas toujours celles qui démarrent le plus vite. Certaines connaissent un démarrage très rapide, ne rencontrent pas de difficulté au démarrage, mais à la moindre turbulence quelques mois plus tard, elles ne savent pas s’adapter et arrêtent tout.

À l’inverse, d’autres avancent plus lentement (mais encore une fois, il n’existe aucun rythme “normal”), et construisent quelque chose de beaucoup plus solide sur le long terme. Pourquoi ?

  • Parce qu’elles ont appris à s’adapter.
  • Parce qu’elles ont développé leur résilience.
  • Parce qu’elles ont continué malgré les périodes inconfortables.

Les personnes qui réussissent ne sont pas forcément les plus confiantes au départ, ni celles qui ont le plus d’expérience. Souvent, ce sont simplement celles qui restent. Celles qui acceptent d’apprendre, qui osent parler de leur projet malgré les refus, qui ajustent grâce à ces refus, qui demandent de l’aide quand elles en ont besoin et qui continuent même quand ce n’est pas parfait.

Je ne te parle pas ici de t’acharner coûte que coûte. Mais parfois, continuer encore un peu, garder confiance un peu plus longtemps peut tout changer.

Parce que tout ce que tu vis aujourd’hui est en train de construire l’entreprise que tu auras demain. Donc ne jette pas l’éponge trop rapidement : peut-être que le succès est juste là, demain.

L’importance d’être accompagnée

C’est aussi pour ça que je crois énormément à l’accompagnement quand on se lance dans l’entrepreneuriat : avoir des copines entrepreneures, rejoindre une communauté d’entrepreneures.

Quand tu es seule, tu peux très vite penser que ton problème est immense, alors qu’en réalité, tu as parfois simplement besoin d’ajuster ton offre, de mieux comprendre comment vendre, de renforcer certaines compétences, de clarifier ton positionnement ou encore de mieux t’organiser.

Et parfois, tu as simplement besoin d’avoir quelqu’un qui te dit : “Ce que tu vis est totalement normal. Continue, tu vas voir, ça va fonctionner.”

👉 C’est exactement la raison pour laquelle j’ai créé la Duopreneur Academy.

Entreprendre comme OBM / Duopreneur peut changer une vie

Malgré tout ce que je viens de partager dans cet article, je veux aussi être très claire avec toi : entreprendre comme Duopreneur peut réellement changer une vie. Ça a changé la mienne et celle des personnes que j’ai pu accompagner.

J’ai vu des femmes :

  • retrouver une liberté qu’elles n’avaient jamais connue auparavant,
  • mieux gagner leur vie,
  • reprendre confiance en elles,
  • se remettre d’un burn-out,
  • construire un métier qu’elles adorent et qui les épanouie, un métier aligné avec leurs besoins de flexibilité, de sens et d’impact.

Donc non, mon message n’est pas : “Attention, entreprendre est trop risqué.”

Mon message, c’est : entre dans l’entrepreneuriat avec les bons yeux. Sache que cette aventure peut être magnifique, mais qu’elle comportera aussi des hauts et des bas. Et qu’un bas ne veut pas dire que tout est terminé.

Je préfère largement que tu aies de belles surprises plutôt que de grosses désillusions.

Dans la Duopreneur Academy, l’objectif n’a jamais été de vendre du rêve. L’objectif, c’est de former de vraies Duopreneurs / OBM compétentes : des femmes capables d’accompagner des entrepreneurs sérieusement avec un haut niveau de professionalisme, mais aussi capables de construire une activité stable sur le long terme, avec les bonnes compétences, le bon positionnement et une vision durable de l’entrepreneuriat.

Donc si aujourd’hui tu traverses une période de doute, j’ai envie de te dire une chose : ne prends pas une décision définitive basée sur une période temporaire. Peut-être que tu es simplement dans une phase inconfortable. Et cette phase ne dit absolument rien de ce que ton entreprise peut devenir.

💬 Dis-moi en commentaire : Est-ce que tu as déjà traversé une période où tu as eu envie d’abandonner ? Et qu’est-ce qui t’a aidée à continuer ?

Et si tu veux découvrir la Duopreneur Academy et voir comment nous pouvons t’aider à construire une activité solide et durable en tant qu’OBM / Duopreneur, tu peux retrouver toutes les informations ici.

À très vite. ✨

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