Si tu es aspirante OBM ou que tu débutes dans le métier d’Online Business Manager, il y a de grandes chances que tu te sois déjà posé cette question des dizaines de fois : “Je facture combien ?”
Et derrière cette question, il y a souvent du stress, de la comparaison, du doute : « Est-ce que je suis trop chère ? Pas assez chère ? Est-ce que je vais me griller si je demande trop ? Est-ce que je vais réussir à être rentable si je ne demande pas assez ? »
En réalité, le problème ne vient pas du chiffre en lui-même. Il vient de la manière dont tu réfléchis à ce chiffre.
Et c’est exactement ce que nous allons clarifier ensemble dans cet article.
On ne commence pas par le tarif ⚠️
Avant de parler de chiffre, il faut parler de structure.
En effet, le métier d’OBM peut s’exercer de multiples façons. Tu peux travailler :
- à l’heure,
- en projet,
- en mandat mensuel,
- en modèle agence avec ta propre équipe,
- en consulting,
- en VIP day,
- avec un système d’intéressement où tu as une commission basée sur un indicateur précis.
Et selon ce que tu veux construire, la logique tarifaire change complètement. Tu ne fixes pas ton tarif de la même manière si tu veux :
- Accompagner 2 clients sur le long terme ou bien avoir 6 missions courtes par mois,
- Être une experte ponctuelle ou bien intervenir en tant que copilote à 360° dans le business de ton client,
- Monter ta propre équipe et scaler ton activité.
Si tu cherches “le bon tarif” sans avoir réfléchi à ton modèle d’entreprise, tu vas forcément te sentir perdue et hésitante.
👉 La question “Combien je facture ?” est donc une bonne question, mais seule, elle est incomplète.
Le tarif horaire n’est pas à bannir impérativement en tant qu’OBM
Une autre question revient souvent lorsque l’on parle de tarif : “Est-ce que le tarif horaire, c’est mal ?”
À ce sujet, on entend tout et son contraire. Alors je vais être très claire : facturer à l’heure n’est pas une mauvaise chose en soi.
Le tarif horaire n’est pas synonyme de bas de gamme. Il peut même être stratégique, par exemple :
- quand tu débutes ton activité d’OBM,
- quand le périmètre de ton intervention auprès de ton client est encore flou,
- quand tu testes une collaboration,
- quand tu veux comprendre la charge réelle pour ajuster ensuite ton tarif.
Dans ces situations, le tarif horaire peut être une étape, un outil. Ce n’est pas nécessairement une destination finale ou une identité qui va te coller à la peau pour le reste de ta carrière en tant qu’OBM.
Ce qui devient problématique, c’est de rester dans cette logique sans jamais réfléchir à l’évolution. Parce que ton temps, lui, est mécaniquement limité.
Mais commencer à facturer à l’heure ou à la journée est souvent intelligent. Et surtout : tarif horaire ne veut pas dire petit tarif. Tu n’es pas obligée de facturer 20€ de l’heure. Tu peux aussi facturer premium à la journée ou à l’heure, avec une notion de valeur perçue.
👉 Prenons un exemple : un avocat facture à l’heure. Est-ce qu’on considère pour autant qu’il se sous-évalue ? Non. Il facture parfois même au quart d’heure près, et ses honoraires sont élevés.
👉 Autre exemple : quand tu payes 150€ pour un massage relaxant d’une heure, est-ce que tu considères que le service de la masseuse est bas de gamme et qu’il ne reflète pas sa valeur ? Non plus !
La vraie question n’est pas : “Est-ce que c’est mal de facturer à l’heure ?” mais plutôt “Pourquoi je choisis cette tarification ? Et vers quoi je veux évoluer par la suite ?”
La tarification horaire doit simplement s’inscrire dans une vision plus large.
J’ai moi-même pratiqué le tarif horaire très longtemps, et je ne me suis jamais sentie déconsidérée, ni prisonnière de ce tarif que j’ai fait évoluer lorsque c’était nécessaire.
L’erreur première : se sous-évaluer sans le voir
Lorsque je suis en session de mentorat avec des aspirantes OBM, il y a souvent un moment où elles me disent :
“J’aimerais proposer ça, ça et ça… et je pense facturer X.”
Je leur pose alors une question toute simple : “Ok. Combien de temps ça va vraiment te prendre ?”. Et là, on détaille tout :
- la préparation,
- les réunions,
- le suivi,
- les imprévus,
- la coordination d’équipe,
- les messages,
- les urgences,
- la charge mentale.
👉 On met tout à plat. Et quand on fait le calcul, on tombe parfois sur 15 ou 20 euros de l’heure. Et là, il y a un vrai déclic chez elle parce que ce n’est pas cohérent. Tu ne peux pas construire une activité viable à long terme comme ça.
Mais attention : ce n’est pas parce qu’elles sont “mauvaises en calcul”. C’est parce qu’elles n’ont pas encore précisément la vision complète de ce que représente une mission OBM ou alors la pleine confiance de la valeur qu’elles apportent dans la collaboration.
Quand tu n’as jamais exercé ce métier, tu ne peux pas deviner :
- la responsabilité,
- la gestion humaine,
- les ajustements permanents,
- les imprévus quotidiens.
En tant qu’OBM, chaque mission est différente et ton quotidien aussi est différent chaque jour. Donc oui, ce n’est pas intuitif et c’est normal.
Mais il y a encore un autre niveau à comprendre. Parce que même quand ton calcul est bon, tu peux quand même tomber dans un piège et mal vendre tes services.
Le piège des livrables techniques
Quand tu débutes en tant qu’OBM / Duopreneur, tu décris parfois ton offre comme ça :
- “je vais faire 4 réunions par mois”,
- “je vais créer 10 pages Notion”,
- “je vais mettre en place 30 process.”
👉 Mais ça, ce sont des moyens, ce n’est pas la transformation que tu promets à ton client. Et si tu restes uniquement sur cette description-là, ton client va logiquement comparer les différents devis qu’il reçoit, il va regarder le nombre de réunions, le nombre de livrables (le nombre de pages Notion par ex), et il choisira le moins cher.
Et là, tu deviens une commodité, tu deviens interchangeable et ce n’est pas ce que tu cherches. Et en plus, ce n’est pas le rôle ni la promesse d’une OBM.
Une OBM n’est pas une exécutante de livrables : elle est là pour structurer, coordonner, gérer la stratégie opérationnelle.
Pourquoi vendre une prestation à 2 000€ peut être plus simple que d’en vendre une à 400€ ?
Je vais te donner un autre exemple très parlant.
Il y a quelque temps, j’ai discuté avec une aspirante OBM qui me disait : “Il n’y a pas d’opportunités. J’ai vu une OBM (au passage l’OBM en question n’était ni formée aux méthodologies métier, ni accompagnée dans le développement de son activité) qui s’est fait refuser par un client, alors qu’il avait clairement besoin de ses services.”
Donc j’ai creusé : je lui demande ce qu’elle avait proposé.
Elle m’a répondu : “Elle proposait une super offre, très attractive. Un jour par semaine pour seulement 400€ par mois. Et deux heures d’échange avec le client incluses chaque semaine.”
Sur le papier, ça semble “imbattable”. Mais d’une part, il est impossible de vivre de son activité avec un tel tarif journalier. Ensuite, quand j’entends ça, je me mets à la place du client.
Le client lui, entend qu’il va te donner 2 heures de son temps ultra précieux chaque semaine, et aussi 400€ par mois. Mais pour quoi ? Qu’est-ce qu’il a à y gagner ? Tu ne lui parles pas de ce que ça va changer concrètement dans son entreprise et dans son quotidien. Tu ne lui parles pas de ses enjeux ou des résultats que tu mets sur la table. Tu lui parles d’un temps perdu et d’une somme dépensée.
👉 Donc naturellement, le client va penser : “Pourquoi je vais payer 400€ pour passer deux heures par semaine avec quelqu’un, sans savoir clairement ce que ça va m’apporter ?”. Même si 400€, ce n’est pas énorme, il le voit comme une dépense, pas un investissement.
Et maintenant, imagine autre chose.
Imagine qu’en tant que dirigeante, si je suis à la tête d’un organisme de formation en croissance. L’organisation est encore très dépendante de moi, j’ai une charge décisionnelle qui explose, une équipe qui me soutient mais sans cadre clair, un business qui devient de plus en plus énergivore…
Et si tu viens me voir en me disant :
- “Je t’aide à passer d’un business qui repose sur toi à une organisation claire, où chacun sait quoi faire, où les décisions ne passent plus toutes par toi, et où tu peux enfin lever la tête sans que tout s’écroule.”
- Ou encore : “Je t’aide à clarifier qui fait quoi, comment les projets avancent, comment on mesure ce qui fonctionne, pour que ton entreprise devienne prévisible au lieu d’être constamment dans l’urgence.”
👉 Là, on ne parle plus de 8 heures et 400€ de perdus par mois.
On parle de :
- Clarifier les rôles.
- Structurer les projets.
- Mettre en place des indicateurs utiles.
- Coordonner l’équipe.
- Créer une organisation qui soutient la vision au lieu de la freiner.
- Et surtout construire un cadre qui me libère progressivement de l’opérationnel.
Tu vois la différence ? Ce n’est pas le montant qui change la décision, c’est la profondeur du positionnement :
✨ À 400€, si je ne comprends pas l’impact, je refuse.
✨ À 2000€, si je comprends la transformation, je signe.
Parce que je vois un retour sur mon investissement, sur mon temps, sur mon énergie, sur mon stress. Là, ce n’est plus une question de prix trop bas ou trop haut. C’est une question d’investissement et de compréhension de la valeur que tu apportes.
Tu dois être consciente de ta valeur en tant qu’OBM / Duopreneur : tu es celle qui structure, qui priorise, qui apporte de la cohérence et de la simplicité dans la gestion opérationnelle, qui prend des décisions alignées avec une vision.
Si tu ne sais pas parler de cette valeur-là, le client ne peut pas la percevoir. Et si la valeur perçue est basse, le prix semblera toujours trop élevé, même un prix à 20 euros.
Le métier de Duopreneur / OBM est un métier exigeant
Et c’est important de le dire : le métier d’OBM est exigeant. Il est complexe car il demande :
- de la stratégie,
- de l’opérationnel,
- de la méthodologie,
- de la gestion humaine,
- de l’analyse.
On ne s’improvise plus OBM / Duopreneur aujourd’hui. Sinon, tu risques :
- d’être en réaction permanente, sans jamais être proactive,
- de mal cadrer la collaboration,
- de mal prioriser et de déstabiliser l’équipe,
- de décevoir ton client et de ne pas être recommandée auprès de ses connaissances entrepreneurs.
Et ça réduit immédiatement la qualité perçue.
👉 Plus tu es préparée, plus ta valeur est claire et plus tes clients te seront fidèles et recommanderont tes services.
Ce qu’une OBM préparée fait différemment
Les Duopreneures qui préparent bien leur business model ont trois points communs :
✨ Elles pensent en valeur.
✨ Elles choisissent un modèle cohérent avec leur vie.
✨ Elles savent que leur tarification évoluera.
Rien n’est figé : tu peux commencer en facturant à l’heure, puis évoluer vers un forfait, créer un mandat mensuel ou encore monter une agence.
Dans la Duopreneur Academy, chacune construit un modèle qui lui ressemble. Mais surtout, chacune apprend à le faire évoluer, aussi bien le modèle que le tarif associé.
Le vrai risque de se lancer seule
Le risque lorsque tu te lances seule, c’est de structurer à l’envers :
- fixer un tarif par peur,
- mal cadrer le déroulé de la collaboration et les livrables,
- accepter trop et te retrouver débordée,
- ne plus savoir comment augmenter ton tarif.
Et souvent, le vrai blocage arrive 6 mois plus tard. Quand tu es déjà engagée auprès de tes clients ou quand tu veux évoluer mais que ton cadre ne le permet pas.
Et parfois, un regard extérieur suffit à réaligner toute la réflexion.
Conclusion
Si tu dois retenir deux choses de cet article, ce sont celles-ci :
1️⃣ Ton tarif ne définit pas ta valeur.
2️⃣ C’est ta structure qui définit ton tarif.
Devenir Duopreneur, ce n’est pas poser un chiffre au hasard en espérant que ça fonctionne. C’est apprendre à construire une entreprise au service de ta vie, et définir un rôle à la fois clair et évolutif au fil des mois.
C’est exactement ce que nous travaillons dans la Duopreneur Academy : pas seulement “combien facturer”, mais comment construire un métier qui tient dans le temps et résiste aux aléas de l’entrepreneuriat.
💬 Dis-moi en commentaire : Quel modèle t’attire aujourd’hui ?
Et si tu veux structurer ton activité dès le départ et éviter des mois de réajustement, tu peux retrouver toutes les informations sur la Duopreneur Academy en cliquant ici.
À très vite.
Crédit photo : Karola G de Pexels


