Je ne suis pas sûre qu’autant de femmes que ça souffrent réellement d’un syndrome de l’imposteur. Je crois qu’une partie d’entre elles, dans certaines situations, souffrent surtout d’un syndrome de la comparaison.
Et la nuance est importante, parce que ça ne conduit pas du tout aux mêmes solutions.
Quand quelqu’un me dit :
- “Je ne me sens pas légitime”,
- “Je crois que je ne suis pas faite pour ça”,
- “J’ai l’impression que les autres comprennent beaucoup plus vite que moi”,
- “Je pense qu’il me faudrait encore au moins un an avant d’être prête”,
Très souvent, ce que j’entends derrière, ce n’est pas un manque de capacité. Je vois surtout quelqu’un qui est en train d’observer les autres et d’utiliser cette observation comme une preuve contre elle-même. C’est probablement l’un des pièges que je vois le plus souvent chez les aspirantes OBM, les débutantes, et même parfois chez des OBM plus expérimentées.
Et je peux te dire une chose : je n’ai jamais observé un profil qui serait naturellement destiné à réussir, et un autre qui serait condamné à échouer dès le démarrage. Par contre, j’ai observé beaucoup de personnes qui interprétaient leur décalage initial comme une preuve qu’elles n’étaient pas au bon endroit.
Alors j’aimerais t’aider à regarder ça autrement, parce que ça peut vraiment t’ouvrir de nouvelles perspectives pour te lancer dans ce métier avec plus de confiance. ✨
Le glissement qui fait croire qu’on manque de légitimité
Je vais te raconter une situation que je vois parfois lors des ateliers pratiques et gratuits que je propose en ligne (ateliers d’immersion dans le métier d’OBM / Duopreneur avec des cas clients concrets) :
Une personne rejoint l’atelier, elle échange avec d’autres participantes, et elle commence à observer ce qui se passe autour d’elle. Elle voit que certaines prennent facilement la parole, que d’autres connaissent déjà certains outils, ou simplement l’outil dont on parle précisément pendant l’atelier. Et petit à petit, elle commence à se raconter quelque chose.
Au début, ce qu’elle observe est neutre :
💭 “Tiens, cette femme-là connaît déjà Notion”,
💭 “Cette personne-là a déjà travaillé dans un environnement projet similaire”,
💭 “Cette personne semble vraiment comprendre rapidement”.
Puis le cerveau ajoute une interprétation. Et là, elle commence à se dire :
😨 “Elles sont plus proches du métier que moi.”
Et enfin, le cerveau transforme cette interprétation en conclusion très sévère :
❌ “Je ne suis peut-être pas faite pour ça.”
Tu vois le glissement ? On passe d’une différence observée à une infériorité supposée. On passe de “Cette personne connaît déjà Notion” à “Je ne suis peut-être pas faite pour devenir OBM / Duopreneur”.
Et pourtant, ce n’est pas du tout la même chose. Tu peux être différente sans être illégitime. Tu peux avoir un parcours différent, des compétences différentes, un niveau d’aisance différent sur certains outils, sans que cela dise quoi que ce soit sur ce que tu seras capable de construire dans ta future activité.
Le piège de la comparaison change juste de visage
Ce qui est fascinant, c’est que ce mécanisme de comparaison fonctionne dans tous les sens.
👉 Les plus jeunes me disent : “Les autres ont plus d’expérience que moi.”
👉 Les plus âgées me disent : “Les autres connaissent mieux les nouveaux outils. Elles ont toujours fait ça, c’est facile pour elles.”
👉 Celles qui ont fait de longues études me disent : “Les autres ont plus de pratique terrain, ça va mieux les servir.”
👉 Celles qui n’ont pas fait d’études me disent : “Les autres ont plus de crédibilité, c’est sûr.”
👉 Celles qui ont déjà occupé des postes à responsabilité me disent : “Je n’ai jamais vraiment travaillé en ligne, en devant m’occuper de plein de sujets en même temps. Je ne vais pas savoir faire.”
👉 Et celles qui n’ont jamais occupé de poste à responsabilité me disent : “Je n’ai pas assez d’expérience pour gérer une équipe, gérer des projets, prendre ma place. Je ne vais pas y arriver.”
Quand on prend un peu de recul, on voit bien que le problème n’est pas l’âge, ni le diplôme, ni le parcours. Le cerveau trouve toujours un angle pour expliquer pourquoi les autres seraient mieux placées que soi. Il change simplement d’argument.
Et s’il le fait, c’est parce qu’il n’aime pas le changement. Donc il te présente ce changement comme quelque chose de dangereux, alors que c’est simplement quelque chose de nouveau.
C’est aussi pour ça que courir après le moment où tu te sentiras enfin légitime fonctionne rarement : il y aura toujours quelqu’un pour représenter quelque chose que tu penses ne pas avoir, et que tu vas considérer comme indispensable pour réussir.
Tu ne vois pas les autres, tu vois leur vitrine
Il y a quelque chose que j’aimerais vraiment que tu gardes en tête.
Quand tu regardes quelqu’un aujourd’hui et que tu juges qu’elle a tout pour réussir, tu ne vois jamais sa réalité complète. Tu vois ce qu’elle décide de rendre visible. Tu peux voir :
- un contenu Instagram très bien construit,
- une étude de cas client ultra pointue,
- quelqu’un raconter une collaboration qui s’est bien passée,
- une personne qui semble sûre d’elle, et qui donne l’impression de réussir à tous les coups.
Mais en réalité, tu n’as aucune idée de ce qu’il y a autour.
Tu ne sais pas si cette personne doute énormément. Tu ne sais pas combien de fois elle a recommencé avant d’obtenir ce résultat. Tu ne sais pas si ce qu’elle montre correspond à tout son quotidien, à une petite partie de son quotidien, ou pas du tout à son quotidien. Tu ne sais même pas si elle croit elle-même à l’image qu’elle donne.
👉 Et c’est vrai aussi pour moi :
Quand tu vois mes contenus, tu peux peut-être penser que c’est facile pour moi, et que chaque article de blog ou vidéo me vient naturellement.
Mais la réalité, c’est que je ne suis pas toujours dans mon élément quand je crée du contenu. Il y a plein de choses que tu ne vois pas. Lorsque j’enregistre une vidéo, mon micro est parfois posé sur une boîte de mouchoirs pour être à la bonne hauteur, et ma lumière clipsée à un sachet de thé en poudre et appuyée sur ma gourde pour ne pas s’effondrer.
Tu peux croire que créer du contenu est fluide et rapide pour moi, mais ce n’est pas le cas. Ça me demande du temps, et même beaucoup de temps. Et j’ai aussi dû travailler plein de doutes et de blocages pour en arriver là.
Et ce n’est pas parce que je publie un contenu que je vais ensuite me dire : “Je suis formidable, je suis la meilleure, c’est tellement facile pour moi.” Non. Il y a plein de choses qui se jouent dans ma tête, plein de choses qui se sont jouées en coulisses, et qui continuent parfois à se jouer.
Pendant ce temps-là, toi, tu regardes seulement une partie de ce que l’autre personne te donne à voir. Et tu compares cette vitrine à tout ce que tu connais de toi-même :
👉 tes hésitations,
👉 tes lenteurs,
👉 tes moments de découragement,
👉 tes questions,
👉 tes échecs.
Évidemment que ça crée l’impression que les autres avancent plus vite. Mais ce n’est pas parce qu’elles avancent forcément plus vite. C’est parce que tu compares deux choses qui n’ont jamais été conçues pour être comparées.
💡 Donc un conseil : arrête de regarder chez la voisine et trace ton propre chemin. Ça peut vraiment sauver ta santé mentale et faire taire ce que tu appelles parfois un syndrome de l’imposteur, alors que c’est peut-être surtout une comparaison mal placée.
Et s’il y a réellement un syndrome de l’imposteur derrière, bien sûr qu’on peut travailler dessus. Mais vérifie déjà que ce n’est pas simplement de la comparaison.
Connaître un outil n’est pas connaître le métier d’OBM / Duopreneur
Je crois aussi que beaucoup de personnes se découragent parce qu’elles essaient d’apprendre trop de choses en même temps.
Quand tu découvres le métier de Duopreneur / OBM, tu peux avoir l’impression d’ouvrir une boîte immense avec énormément de notions, d’outils et de compétences à intégrer : Notion, Asana, l’automatisation, l’intelligence artificielle, la gestion de projet, le marketing, la vente, la relation client, la comptabilité, la création d’entreprise…
Et là, tu peux vite avoir l’impression que tu dois tout maîtriser avant d’avoir le droit de commencer. Comme si tu devais rattraper plusieurs années à ne pas t’être pleinement réalisée en quelques semaines.
Alors déjà, tu peux relâcher un peu la pression et l’urgence que tu te mets.
Ce que j’observe dans la pratique, et au travers de toutes les femmes que j’ai accompagnées à vivre de cette activité de Duopreneur, c’est que ce métier ne consiste pas à tout connaître. Même après plusieurs années, on découvre encore de nouveaux outils, de nouveaux clients, de nouvelles situations. Et c’est aussi ce qu’on aime dans ce métier.
Ce qui compte, c’est de continuer à apprendre. C’est d’observer, de poser des questions, de faire des liens, et ça, tu sais déjà commencer à le faire. Tu n’as pas besoin aujourd’hui de tout maîtriser. Tu as besoin d’être un peu plus à l’aise qu’hier sur ton sujet du moment.
Parfois, le plus difficile pour toi qui adores apprendre, c’est d’accepter que tu ne peux pas tout apprendre en même temps. Donc laisse-toi le temps de découvrir et d’expérimenter. Laisse-toi le temps d’être accompagnée aussi, sur quelques semaines ou quelques mois, pour développer ton activité. Parce que ton activité va continuer à se développer. Elle va évoluer dans les premières semaines, dans les premiers mois, dans les premières années. Et elle continuera à évoluer ensuite.
Et n’oublie pas non plus que certaines personnes ont 40 heures par semaine dédiées à la construction de leur projet. Peut-être que toi, tu n’en as que 6, parce que tu es encore salariée, parce que tu as de jeunes enfants, parce que tu as une vie déjà bien remplie.
👉 Sois un peu douce avec toi-même.
La seule comparaison utile est celle avec la personne que tu étais hier
J’aimerais te laisser avec une question. Et vraiment, prends le temps d’y réfléchir, parce qu’elle peut t’aider à prendre de la distance et à avancer :
✨ Si pendant un mois, tu arrêtais complètement de regarder où en sont les autres, comment est-ce que tu mesurerais réellement tes progrès ? Comment saurais-tu que tu avances ? Qu’est-ce qui te ferait dire que tu es en train de construire quelque chose de viable ?
Parce qu’au fond, je crois que la seule comparaison utile, c’est celle avec la personne que tu étais hier.
Et je crois aussi qu’il n’existe pas une seule bonne façon d’avancer. Il existe ton rythme, ta manière d’apprendre, ta définition de la réussite.
💬 Dis-moi en commentaire : Quelle est la comparaison qui revient le plus souvent chez toi aujourd’hui ?
Et si tu veux construire ce métier avec un cadre, des retours terrain, et arrêter d’essayer de tout comprendre seule avant même d’avoir commencé, tu peux découvrir la Duopreneur Academy en cliquant ici, et réserver un appel avec moi pour me partager ton projet.
À très vite.
Crédit photo : vkstudio

