Parce que je suis convaincue qu’il y a autant de types de Duopreneurs que de types de clients, j’ai à cœur de te partager le portrait de certaines d’entre elles afin de t’inspirer.
Après vingt ans à aider des TPE à structurer l’administratif et le financier de leur entreprise, Stella a découvert qu’il existait un nom pour définir son métier : celui d’OBM. Désireuse de continuer à se professionnaliser, elle a rejoint la Duopreneur Academy, un parcours qui lui a permis de structurer son activité et de gagner en confiance et en légitimité.
Aujourd’hui, elle accompagne des artisans avec une approche humaine et structurée, pour les aider à avancer plus sereinement dans leur activité.
Stella revient aussi sur son expérience au sein de Duopreneur Academy, le premier programme professionnalisant en Français pour devenir Duopreneur (Online Business Manager / OBM / Intégrateur / Digital Business Manager).
Qui es-tu ?
Je m’appelle Stella Ismaël. J’ai deux jeunes garçons, qui sont déjà papas donc je suis mamie, et j’habite en Guadeloupe.
Quel a été ton parcours avant de rejoindre Duopreneur Academy ?
Je suis OBM depuis une vingtaine d’années déjà, même si je ne savais pas que ce métier existait. Je me suis longtemps cherchée, car comme dit ma belle-fille, j’étais un peu le « couteau suisse » de l’entreprise familiale.
Quand j’ai découvert ce métier il y a environ un an, ça m’a redonné confiance, parce qu’il y avait enfin un mot pour décrire ce que je faisais depuis des années !
L’entreprise familiale, à la base, s’est imposée à moi : mon conjoint était salarié, puis il a créé sa première entreprise. Quelques mois plus tard, je l’ai rejoint comme gestionnaire. Je m’occupais de toute la partie ressources humaines et des relations avec la banque : en résumé, de l’administratif et du financier. Lui gérait la partie technique et commerciale. On a donc avancé comme ça ensemble pendant 20 ans.
Dix ans après l’avoir rejoint dans l’entreprise, j’ai eu envie de ne plus être salariée, mais de proposer mes services à d’autres entreprises et d’autres corps métiers. J’ai alors accompagné des électriciens, des esthéticiennes, des pompiers… toujours dans le domaine de l’artisanat.
J’ai fait ça pendant 2–3 ans, et puis, perfectionniste comme je suis, je sentais que j’avais besoin d’outils supplémentaires.
J’ai alors adhéré à une franchise qui s’appelle Rivalip. Ça m’a permis de mieux comprendre, de m’outiller davantage, et d’accompagner plus efficacement les dirigeants de TPE. J’ai été conseillère Rivalip pendant 5 ans, ce qui m’a vraiment professionnalisée auprès de mes clients.
Comment as-tu découvert la Duopreneur Academy et pourquoi as-tu décidé de rejoindre le programme ?
J’ai fait beaucoup de formations en ligne. Et dans l’une de ces formations, j’ai rencontré une personne qui est devenue ma buddy. C’est elle qui m’a parlé de la formation Duopreneur.
Quand j’ai découvert la Duopreneur Academy, la formation m’a vraiment inspiré confiance : on sentait la méthode et l’expérience métier d’Amélie. J’ai intégré le programme au mois d’avril 2025.
Toi qui étais déjà OBM, qu’est-ce que cette formation t’a permis d’améliorer ou de développer dans ton métier ?
La formation m’a énormément aidée sur la partie gestion de projet, par exemple. La méthode enseignée par Amélie est très structurée.
J’avais déjà fait de la gestion de projet, mais jamais de manière aussi méthodique. Avant, il y avait des choses que je faisais par intuition. La formation est venue me donner un cadre, et valider ma pratique. Et ça, c’est super important en termes de confiance.
Par exemple : systématiquement, quand je travaille avec un client, je collecte et rassemble toutes les infos sur un Drive. Avec la méthode d’Amélie, j’ai réalisé que oui, les infos sont bien là, mais elles sont éparpillées un peu partout, et pour s’y retrouver, c’est compliqué : je perds du temps. Avec ce que j’ai appris, j’ai compris qu’il fallait que j’adopte une meilleure organisation. Je ne suis pas encore au stade d’utiliser des outils tels qu’Asana ou Notion, mais rien qu’avec un tableau Google Sheet, je peux créer des liens, me faire un tableau de bord, et rendre tout ça beaucoup plus clair pour moi et pour mon client. Rien que ça, c’est vraiment super. C’est de la méthode de travail, tout simplement.
Autre exemple : l’onboarding. Avant, quand un nouveau client arrivait, je n’avais pas de process, je faisais les choses au feeling. Aujourd’hui, j’ai un système en place : je sais quelles questions poser, j’ai ma grille, la liste des tests à envoyer, et une vraie manière d’accueillir mon client. Bref : j’ai maintenant un cadre et une structure dans mon activité d’OBM que je n’avais pas avant.
À quoi ressemble ton quotidien d’OBM aujourd’hui ?
Aujourd’hui, j’ai cinq clients fixes que j’accompagne avec une offre d’assistance administrative et financière.
Quand j’arrive dans une entreprise, je commence toujours par faire un diagnostic : je regarde ce qui est en place, ce qui existe, ce qui manque. Je fais un petit audit et j’explique au dirigeant tout ce qu’il faut mettre en place pour que tout fonctionne correctement et qu’il ait une vraie visibilité sur son entreprise (surtout sur la partie chiffres, parce que c’est souvent là que ça bloque).
J’ai donc un cadre de travail, des outils de base, une façon de structurer les données en fonction de l’entreprise. Il y a cet audit, avec des préconisations, puis ensuite je passe à la mise en œuvre : c’est moi qui installe et qui mets tout en place pour mon client.
Je fonctionne sur un format d’abonnement semestriel ou annuel. Et dès le départ, j’explique aux chefs entreprises que l’idée, ce n’est pas que je reste en permanence dans la structure, car ce n’est pas là que je suis la plus pertinente. Mais j’ai d’abord besoin, avant de déléguer à une assistante qu’ils auront choisie ou que je peux recruter moi-même, de bien comprendre comment fonctionne l’entreprise et de quoi elle a vraiment besoin. Et une fois que j’ai structuré et mis en place ce qu’il manquait, il devient beaucoup plus simple de recruter quelqu’un.
Est-ce que tu travailles avec tes clients en ligne ou en présentiel ?
Un peu des deux. Je fais un point chaque semaine avec mes clients : j’en vois certains en face à face, et avec d’autres, on se retrouve en ligne, en fonction de leur disponibilité. C’est d’ailleurs une de mes marques de fabrique : cette flexibilité que j’apporte aux chefs d’entreprise.
Je m’adapte à leur quotidien, parce que l’objectif, c’est que je sois une aide pour eux, pas un poids supplémentaire. Je veux qu’ils se sentent à l’aise, aussi bien avec les explications que je leur donne que dans notre manière de communiquer.
Que préfères-tu dans ce métier de Duopreneur ?
Ce que je préfère, c’est toute la partie stratégique. Dans la formation, on parle de “pulsation trimestrielle”. Moi, je vais sûrement lui donner un autre nom (que je n’ai pas encore trouvé), mais l’idée reste la même : c’est vraiment là où je suis le plus à l’aise.
J’aime la projection, les objectifs, et surtout le fait de mettre des chiffres dessus, parce sans chiffres, on ne sait pas où on va. Et ensuite, on avance étape par étape.
D’ailleurs, j’ai de plus en plus de jeunes entrepreneurs qui me sollicitent pour cette prestation-là : une aide pour s’organiser et avancer plus sereinement.
Quelle est ta spécificité, ton super pouvoir en tant qu’OBM ?
J’ai une vraie facilité à mettre les personnes avec qui je travaille en confiance.
Le chef d’entreprise est souvent un peu réfractaire au départ à laisser quelqu’un entrer dans son “arrière-boutique”, parce qu’il se sent vulnérable. Il y a des choses qu’il ne maîtrise pas et parfois c’est un peu le bazar dans son entreprise, si je peux me permettre l’expression.
Quand je rencontre mes clients, et que je leur explique comment je travaille et comment on va avancer ensemble, en général, ils me font très facilement confiance. Et cette confiance qu’ils m’accordent, c’est très précieux. Ça me responsabilise et m’engage auprès d’eux.
As-tu une success story liée à ton métier à nous raconter ?
J’en aurais plusieurs à partager, mais il y en a une qui me tient vraiment à cœur.
C’est une esthéticienne que j’ai rencontrée car j’allais régulièrement me faire masser. Au cours d’une séance, elle a commencé à m’expliquer les difficultés qu’elle rencontrait en tant que cheffe d’entreprise.
Je l’ai écouté, et je lui ai dis : « Je peux t’aider sur certaines choses, mais il va falloir qu’on prenne un rendez-vous pour que tu m’expliques un peu comment tu fonctionnes et de quoi tu as besoin.«
Elle a accepté que l’on se rencontre dans ce cadre-là, on a échangé longuement, puis elle a accepté que je l’accompagne.
L’accompagnement a duré 2-3 ans. Je l’ai aidée à vraiment remettre de l’ordre là où c’était le chaos : elle avait des dettes sociales, des dettes fiscales, et elle devait tout gérer elle-même car elle n’avait pas de salariés.
On a tout revu ensemble : ses offres, la manière de fixer ses prix, la façon de structurer son activité, d’accueillir ses clients, etc.
Et là où j’ai été la plus contente, c’est le jour où je l’ai vue participer à son premier Salon de la Beauté. À la base, ce n’était vraiment pas quelqu’un à l’aise avec ce genre d’événements, et pourtant, elle a accepté d’y aller, et elle a même recruté des personnes.
Aujourd’hui, elle est toujours en activité et son entreprise est stable. Je suis vraiment fière de voir son évolution : elle continue de grandir, encore aujourd’hui.
Est-ce que tu peux nous partager LA plus grosse pépite que tu as reçue lors de ton aventure au sein de Duopreneur Academy ?
La vraie pépite, finalement, ce n’est pas le contenu en lui-même, mais plutôt l’effet que la formation a eu sur moi.
Avant de rejoindre la Duopreneur Academy, je doutais énormément de ma valeur, de mes compétences, de ma légitimité. Et en suivant cette formation, je me suis rendu compte que ce que je faisais “naturellement”, presque sans y penser, c’était exactement le métier d’OBM.
Ça m’a amené une sérénité énorme et une prise de confiance en moi.
C’est ça ma plus grosse pépite. Bien au-delà d’une simple formation ou de l’acquisition d’une méthode supplémentaire : c’est d’avoir reconnecté avec ma propre valeur, et d’avoir retrouvé la confiance dans ma capacité d’exercer mon métier.
Retrouver Stella :
Son profil LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/stellaismael/
Propos recueillis en octobre 2025.
Crédit photo : Wattana Racha Getty Images


