Romy, l’OBM exploratrice qui accompagne les dirigeant.e.s à créer une entreprise à leur image

Parce que je suis convaincue qu’il y a autant de types de Duopreneurs que de types de clients, j’ai à cœur de te partager le portrait de certaines d’entre elles afin de t’inspirer.

Animée par un profond besoin d’exploration et de contribution, Romy a trouvé dans le métier d’OBM un espace sans étiquette, qui lui permet de naviguer librement entre vision stratégique, création et mise en œuvre concrète.

Aujourd’hui, elle accompagne des entrepreneur.e.s à bâtir un business aligné avec leur énergie, leurs valeurs et leur rythme de vie, afin qu’ils n’aient plus à se sacrifier pour réussir.

Romy revient aussi sur son expérience au sein de Duopreneur Academy, le premier programme professionnalisant en Français pour devenir Duopreneur (Online Business Manager / OBM / Intégrateur / Digital Business Manager).

Qui es-tu et quel a été ton parcours avant de rejoindre Duopreneur Academy ?

Je m’appelle Romy Chen Min Tao.

Je suis quelqu’un de profondément explorateur, et ça reflète complètement mon parcours, à la fois atypique et très aligné. Le fil rouge, pour moi, a toujours été la contribution et l’exploration.

J’ai d’abord voulu contribuer à travers la recherche, notamment dans le domaine du vivant. Cela m’a menée vers la recherche médicale, notamment dans les traitements contre le cancer, une expérience incroyablement riche et marquante.

Ensuite, j’ai ressenti le besoin d’explorer des environnements plus structurés, notamment pour découvrir d’autres façons de travailler. Je me suis alors tournée vers l’industrie automobile, puis les télécoms. J’y ai occupé différents rôles : chercheuse, Product Owner, Scrum Master, architecte de solutions informatiques.

Le point commun entre tous ces métiers, c’est l’informatique, mais surtout la création. Même si on ne le perçoit pas toujours, je vois la programmation, l’architecture de systèmes ou la création de produits comme de véritables actes créatifs. Et puis il y a aussi cette capacité à créer du lien, en tant que manager ou cheffe de projet, entre les personnes.

Finalement, mon parcours, c’est vraiment ça : l’exploration et la contribution.

Pourquoi as-tu choisi de devenir OBM et de rejoindre la Duopreneur Academy ?

Ce n’est pas une décision qui s’est faite du jour au lendemain. Il m’a fallu entre deux et trois ans de réflexion.

Progressivement, le salariat a commencé à devenir pesant. J’avais l’impression d’être enfermée dans des cases, de devoir exploiter mes compétences de manière très rigide. Or, mon moteur, c’est l’exploration et l’apprentissage. J’avais envie de déployer toutes mes facettes, pas seulement une partie.

La naissance de ma fille a été un véritable tournant. Comme beaucoup de femmes, la maternité a profondément changé ma vision et a réveillé en moi un besoin fort d’alignement.

L’entrepreneuriat a commencé à m’attirer, parce que j’y voyais un espace de liberté, un terrain de jeu où je pouvais être entière. Je voulais pouvoir être à la fois professionnelle et mère, sans mettre une partie de moi de côté.

Je me suis d’abord dirigée vers le marketing, grâce aux rencontres avec des entrepreneurs qui avaient un besoin urgent de visibilité. J’ai commencé en bénévolat, puis je me suis formée et j’ai proposé mes services en tant que Social Media Manager.

Mais je me suis vite rendu compte que la visibilité ne suffisait pas. Beaucoup d’entrepreneurs n’avaient pas les structures pour accueillir cette croissance. J’ai vu des femmes épuisées, prêtes à donner ce qu’elles n’avaient plus.

C’est là que la Duopreneur Academy a pris tout son sens. Je voulais apprendre à structurer des entreprises d’une manière respectueuse, régénérante, alignée. J’ai retrouvé cet esprit dans la vision d’Amélie : le respect de soi, des autres et de l’environnement.

Tu parles des mamans chefs d’entreprises : est-ce que ce sont elles que tu accompagnes aujourd’hui en tant que Duopreneur ?

Oui, ce sont effectivement ces femmes que je touche le plus à travers mes messages. Mais, plus largement, j’accompagne des personnes en quête d’alignement et de cycles vertueux, autant dans leur business que dans leur vie personnelle.

Les mamans entrepreneures ressentent particulièrement cette tension : réussir sans s’épuiser, construire sans se sacrifier. Je m’adresse à celles qui ne veulent pas seulement atteindre leurs objectifs, mais vivre pleinement le chemin.

Mon pari, c’est que ce chemin soit aussi, voire plus, plaisant que l’objectif lui-même. Je veux leur montrer qu’il est possible de construire un business sans se brûler, sans se perdre.

Est-ce qu’aujourd’hui, il y a des femmes qui ont réussi à créer ce cercle vertueux grâce à ton accompagnement ?

Oui, j’ai accompagné plusieurs femmes dans ce sens.

Avec deux clientes, nous avons travaillé à identifier leurs « patterns de réussite » : les situations dans lesquelles elles ont déjà connu du succès. Nous avons mis en lumière les valeurs qu’elles souhaitent incarner dans leur entreprise, et nous avons réalisé que ces valeurs sont aussi celles dont elles ont besoin personnellement.

À partir de là, nous avons défini des règles du jeu : un code de conduite, des garde-fous, des métriques. L’objectif est qu’elles puissent vérifier, grâce à un tableau de bord, qu’elles respectent leurs valeurs dans leur quotidien, pas seulement des objectifs de chiffre d’affaires.

J’ai aussi accompagné une mère au foyer qui souhaitait s’émanciper financièrement. Nous nous sommes rendu compte que son projet n’était pas aligné avec ses vrais besoins. Dans ce cas-là, le travail a été d’assumer l’arrêt du projet. C’était aussi une victoire.

Mon approche va à contre-courant des discours classiques du « il faut souffrir pour réussir ». Je crois au contraire qu’on peut entreprendre autrement, et je ne suis pas seule dans ce mouvement.

À quoi ressemble ton quotidien d’OBM aujourd’hui ?

Mon quotidien est très marqué par l’exploration. J’aime naviguer entre la stratégie, la complexité intellectuelle, et la mise en œuvre concrète.

J’ai besoin de cet équilibre : réfléchir, structurer, concevoir, mais aussi plonger dans la technique, l’opérationnel, les actions concrètes avec mes clients. Ces deux pôles se nourrissent mutuellement.

Il y a aussi une part essentielle : mon rôle de dirigeante. Apprendre à me respecter, à mettre des limites, à appliquer à moi-même ce que je prône. Et ce n’est pas forcément évident ! Il faut le faire avec bienveillance en se disant « là, je n’ai pas réussi, mais je vais y arriver demain”.

Que préfères-tu dans ce métier de Duopreneur ?

Ce que j’aime le plus dans le métier de Duopreneur, c’est la liberté qu’il offre. Il n’y a pas d’étiquette, pas de cadre rigide dans lequel on doit rentrer.

C’est un peu comme les marques et les types de chaussures : il existe une infinité de styles, et je peux choisir celui qui me correspond vraiment !

Cette liberté me permet de rester alignée avec qui je suis et avec ce que je veux devenir. Je ne suis pas enfermée dans un type de projet précis. J’aime particulièrement la dimension stratégique du métier, mais j’ai aussi besoin de garder un équilibre entre réflexion et action.

Dans le salariat, à 37 ans, je trouvais ça très compliqué : on te met dans une case, dans un rôle, avec des grilles de salaire et des contraintes qui laissent peu de place à la transversalité. Moi, je suis quelqu’un qui va naturellement là où il y a un besoin.

Ce qui me plaît profondément dans le métier d’OBM, c’est cette position unique : avoir une vision d’ensemble tout en restant très proche du dirigeant. On est au cœur de la structure, au plus près du cadre, et c’est en observant qu’on trouve naturellement sa juste place. Cette transversalité, c’est exactement ce qui me fait vibrer dans ce métier.

Tu m’as dis avant l’interview que tu avais créé une super offre : est-ce que tu veux en parler ?

Oui, avec plaisir.

C’est une offre qui va beaucoup plus loin que tout ce que j’ai proposé jusqu’à présent. L’idée de départ, c’est de prendre en compte l’énergie du dirigeant, ainsi que ses schémas de réussite. À partir de là, je vais l’aider à définir ce que j’appelle son “code de conduite”, et construire une planification qui respecte à la fois ses non-négociables et son fonctionnement naturel.

On travaille de manière très concrète. Ce n’est pas du coaching : je ne me contente pas de poser des questions pour faire émerger les réponses. Je propose des alternatives claires, des structures, des pistes opérationnelles pour que ses besoins soient réellement respectés.

À la fin de l’accompagnement, il y a deux livrables clés : un brief créatif, qui permet d’aligner toute la communication de l’entreprise avec les valeurs, les messages et l’identité que le dirigeant souhaite incarner, et un tableau de bord avec des métriques.

Ces métriques ne se limitent pas au chiffre d’affaires. Il y a aussi des indicateurs de “mood”, de bien-être, du nombre de fois où la personne a fait du sport, du temps passé avec ses enfants, du temps de lecture, des moments en extérieur… Ces indicateurs varient en fonction de chaque personne.

J’ai envie que cette offre soit globale, parce que moi, j’ai la vision que l’entrepreneuriat ne doit pas être une lutte constante. Mon objectif, c’est que la stratégie de l’entreprise prenne en compte les besoins du dirigeant, entièrement.

Mon vrai combat, c’est d’éviter que des dirigeantes et des dirigeants continuent de donner ce qu’ils n’ont pas. Avec les méthodes classiques, on oublie souvent de se régénérer. Là, l’idée, c’est précisément de surveiller si tout ce que la personne a envie de donner est nourri à la base. Et si ce n’est pas le cas, comment on va aller le chercher.

Quel est ton super pouvoir en tant qu’OBM ?

Mon super pouvoir, c’est vraiment l’exploration.

Je pense que si on veut créer quelque chose de nouveau, de différent, d’innovant, il faut aller chercher au-delà de ce qui existe déjà. Et c’est exactement ce que je fais. J’ai un côté très explorateur, très créatif.

J’adore chercher, comprendre, creuser. Mon mari est d’ailleurs un peu fatigué de m’entendre arriver tous les jours avec de nouvelles idées. J’explore tout : mon immeuble, la parentalité, les neurosciences… Je vais chercher partout !

Ensuite, j’amasse tout ça, je fais des liens, et j’essaie de créer quelque chose à partir de cette matière. Et ce que j’aime profondément dans le métier d’OBM, c’est justement cette dimension de co-création.

Selon toi, quel était le plus grand obstacle à franchir pour te positionner en tant qu’OBM, et comment l’as-tu surmonté ?

Pour moi, la Duopreneur Academy a été un peu la boucle finale de ma recherche.

La vraie difficulté, c’était : je veux entreprendre, mais où est ma place ? Où est-ce que je me situe ? Et est-ce que je suis réellement au bon endroit ? Je pense que quand on se lance, on se pose cette question tout le temps. Et même à chaque étape de vie.

Grâce à ta présence, à celle d’Amélie et de tout l’écosystème autour, j’ai pu ressentir très profondément que oui, j’étais à ma place. Et surtout, j’ai compris que cette place n’était pas figée.

Il n’y a pas qu’une étiquette : on peut la modeler, la définir soi-même. Il y a de l’espace pour s’exprimer. Et ça, ça m’a énormément aidée : à mieux me comprendre, à me situer, et à avoir la confiance de dire : je suis là, et c’est juste pour moi.

Est-ce que tu peux nous partager LA plus grosse pépite que tu as reçue lors de ton aventure au sein de Duopreneur Academy ?

Honnêtement, il n’y en a pas qu’une, il y en a des dizaines.

Mais je vais partager les quatre auxquelles je reviens le plus souvent.

Déjà, la masterclass “L’art du feedback” de Laurine Belland. Vraiment impressionnant, hyper inspirant. Et en plus, elle a une énergie incroyable.

Ensuite, tout le travail autour de la pulsation. C’est une pépite à part entière. C’est une méthodologie que je trouve puissante, profonde, structurante.

Il y a aussi la masterclass “L’art de vendre” de Ségolène Caldas. J’y reviens tout le temps. Ce que j’adore, c’est qu’elle casse les injonctions, les règles implicites, tout ce qu’on nous impose via les réseaux sociaux et les “on dit”. Elle montre qu’on peut vendre à sa manière. Ça, ça me donne un boost énorme.

Et enfin, la masterclass “Se nicher” de Julie Guertin. Ça m’a permis de prendre du recul sur la notion d’offre : ne pas créer une offre juste parce qu’elle me plaît, mais parce qu’elle est vraiment utile.

Qu’est-ce que tu as aimé durant cette expérience au sein de Duopreneur Academy ?

Ce que j’ai aimé en premier, c’est l’authenticité d’Amélie.

Elle parle autant de ses vulnérabilités que de ses forces. Et c’est extrêmement inspirant. Ça enlève cette pression de devoir être une warrior, de tout savoir, de tout maîtriser. Ça m’a permis de comprendre qu’on peut juste proposer le meilleur de ce qu’on a à l’instant T. Et c’est déjà largement suffisant.

Et ensuite, il y a le collectif. C’est quelque chose que je ne retrouve pas ailleurs. Les Puissances 4, les buddies, l’esprit de partage… Tout est pensé pour créer du lien.

Ça correspond totalement aux personnes qui ont besoin de communauté, de soutien, de cette énergie collective. Pour moi, c’est la vraie force de la Duopreneur Academy.

Que pourrais-tu conseiller aux aspirantes OBM qui hésitent à nous rejoindre ?

Si elles sentent que la stratégie et l’accompagnement des dirigeants les attirent, je leur dirais simplement d’essayer.

On sait, au fond, quand on est au bon endroit. Et j’en ai discuté avec d’autres : ce que je ressens ici, je ne l’ai jamais ressenti ailleurs. J’ai le sentiment d’avoir trouvé des “sœurs de cœur”. Toutes les choses qui faisaient que je me sentais différente, décalée quand j’étais dans le salariat, ici, je me sens comprise. Et ça, c’est extrêmement puissant.

C’est quoi la suite pour toi ?

La suite, pour moi, c’est de continuer à grandir, à co-construire avec des dirigeantes (et dirigeants).

Mais surtout, je veux développer un accompagnement opérationnel pour les entreprises en début de vie. Mon objectif, c’est d’éviter cet épuisement qu’on voit tellement souvent.

Je veux aider les jeunes entreprises à poser des fondations solides avant leurs trois premières années, un peu comme on accompagne un enfant avant son entrée à l’école. C’est exactement ce que j’ai envie d’offrir.

Est-ce que tu souhaites ajouter quelque chose ?

Je n’ai pas de question à ajouter, mais j’ai un message.

Je crois profondément que chaque petite contribution compte. Ma contribution n’est qu’un élément dans un ensemble plus vaste, mais elle a sa place.

J’ai envie d’inviter chacun à ne pas viser uniquement “le plus grand impact du monde”, mais à honorer ces cercles vertueux, ces impacts plus petits, mais essentiels.

Ce que je découvre, notamment grâce à la Duopreneur Academy, c’est la force du collectif. Toutes nos facettes, tous nos talents, mis ensemble, créent quelque chose de beaucoup plus grand. C’est ça que j’aime profondément dans l’esprit Duopreneur et dans le métier d’OBM.

Retrouver Romy :

Son site internet : https://www.emage-strategie.fr/

Son profil LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/romy-chen-min-tao-806a6817/

Propos recueillis en novembre 2025.

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