Parce que je suis convaincue qu’il y a autant de types de Duopreneurs que de types de clients, j’ai à cœur de te partager le portrait de certaines d’entre elles afin de t’inspirer.
Après un doctorat en écologie et une longue expérience dans le développement durable, Mélissa a choisi de mettre ses compétences stratégiques et organisationnelles au service d’entrepreneurs à impact.
Aujourd’hui, en tant qu’OBM, elle accompagne ses clients dans la coordination de leurs projets, la priorisation de leurs actions et la structuration de leur activité, tout en intégrant une dimension humaine et environnementale forte. 🌱
Mélissa revient aussi sur son expérience au sein de Duopreneur Academy, le premier programme professionnalisant en Français pour devenir Duopreneur (Online Business Manager / OBM / Intégrateur / Digital Business Manager).
Qui es-tu, et quel a été ton parcours avant de rejoindre Duopreneur Academy ?
Je m’appelle Mélissa Martin.
J’ai intégré la Duopreneur Academy en décembre 2024 et j’ai officiellement lancé mon activité en avril 2025, sous le nom Cambium Impact.
Mon parcours est assez atypique. J’ai fait de longues études et obtenu un doctorat en écologie, puis j’ai suivi un parcours tout tracé, sans jamais vraiment réfléchir à mes propres envies ou besoins professionnels. J’ai fait un premier burn-out qui m’a poussée à quitter la recherche.
J’ai alors rejoint une association dans le Var, où j’ai géré pendant six ans un label environnemental.
Ce rôle m’a permis d’accompagner des entrepreneurs sur leurs démarches en développement durable et éco-responsabilité. J’ai rencontré énormément de profils et de projets différents. Ce qui revenait souvent, c’était leur sentiment de solitude, leur difficulté face à la digitalisation et la surcharge mentale liée au cumul de casquettes.
À ce moment-là, j’ai failli rejoindre un projet entrepreneurial passionnant, mais très cadré, et j’ai finalement renoncé car je ne voulais plus entrer dans une case qui ne me correspondait pas. C’est ce qui m’a poussée à entamer une grande période d’introspection pour comprendre ce que je voulais vraiment.
J’ai commencé par un bilan de compétences très approfondi, sur trois mois. Ça a été une vraie révélation : j’ai découvert que j’avais un réel attrait pour la stratégie, la gestion de projet, la coordination, les outils digitaux et la structuration. Petit à petit, toutes ces pistes m’ont menée vers le métier d’OBM.
Et c’est justement à ce moment-là que j’ai croisé la route d’Amélie. Mon bilan de compétences, qui devait être une simple mise à plat, s’est transformé en véritable validation de ce projet. À la fin, j’étais convaincue que c’était le chemin à suivre, et je me suis lancée dès le mois suivant en rejoignant la Duopreneur Academy.
Tu avais déjà un rôle d’OBM dans tes expériences précédentes, avant même de rejoindre le programme ?
Oui, complètement, mais sans le savoir !
Dans mon ancien poste, j’avais en réalité deux casquettes principales. La première, c’était la gestion du label environnemental, où j’accompagnais des entrepreneurs sur leurs démarches éco-responsables.
La seconde, c’était un rôle d’accompagnement stratégique pour un département du gouvernement de Monaco, que j’ai suivi pendant six ans. Là encore, j’avais une vraie relation de confiance : on m’a littéralement confié les clés du projet.
C’est exactement ce type de lien que je recherchais ensuite. J’avais beaucoup de mal à me projeter dans un emploi classique, car ce dont j’ai besoin, c’est justement cette relation de proximité, de confiance et d’échange au quotidien. Et c’est ce que j’ai retrouvé dans le métier d’OBM.
En quoi la formation t’a aidée à passer d’une posture de salariée à une posture d’entrepreneure ?
Même si je savais que j’avais les compétences, je manquais encore de confiance et surtout de posture face aux clients.
La formation m’a vraiment permis de prendre conscience de ma valeur : de ce que je savais faire, mais aussi de ma posture de stratège. Je n’avais jamais réalisé que j’avais en réalité joué un rôle d’appui stratégique auprès du gouvernement de Monaco, jusqu’à ce qu’on mette les mots dessus.
La Duopreneur Academy m’a aidée à mieux comprendre qui je suis, ce que j’aime, et quelles sont mes forces. Amélie nous propose une palette de compétences d’OBM dans laquelle on peut venir explorer, approfondir, développer de nouvelles expertises si on le souhaite. Cela m’a permis de construire une offre qui me ressemble, qui reflète totalement qui je suis.
C’est ça qui fait toute la différence : la formation, le mentorat et l’accompagnement permettent de gagner en clarté, d’avancer plus vite et de poser des bases solides pour développer son entreprise.
À quoi ressemble ton quotidien de Duopreneur aujourd’hui ?
J’ai une particularité : je travaille exclusivement avec des entrepreneurs à impact positif, que ce soit dans le domaine environnemental ou social.
Mes clients viennent de deux canaux : d’un côté mon réseau local, issu de mes expériences passées, avec des entrepreneurs qui développent des solutions écologiques ; et de l’autre, la prospection sur LinkedIn, où l’enjeu est de faire comprendre ce qu’un OBM peut réellement apporter.
C’est l’un des grands défis du métier d’OBM : en dehors du milieu digital, il reste encore assez méconnu. Il faut donc expliquer pas à pas ce que l’on fait.
Chez mes clients cibles, j’ai identifié un besoin récurrent : la clarté stratégique. C’est par là que je commence, souvent en offrant des premières sessions gratuites pour créer une relation de confiance. Je ne “vends” pas une prestation, je commence d’abord par accompagner, écouter et clarifier les besoins.
Ce que j’adore dans cette façon de travailler, c’est que même si cela demande beaucoup d’énergie avant de signer un contrat, l’expérience humaine est incroyablement enrichissante. On est vraiment dans une démarche d’accompagnement avant tout, bien au-delà des outils ou de la gestion de projets. Tout part de l’entrepreneur : ses envies, ses besoins, ses difficultés. Mon rôle, c’est de l’aider à avancer, de clarifier ses priorités et, si ce n’est pas moi qui peux répondre à son besoin, de l’orienter vers la bonne personne.
Concrètement, mon quotidien s’organise autour de trois axes :
- Entretenir et développer mon réseau, en allant à la rencontre de nouveaux entrepreneurs et en nourrissant les relations existantes.
- Proposer des sessions stratégiques qui ouvrent la porte à des collaborations plus longues.
- Développer mon activité, avec un temps dédié chaque semaine à la communication, la prospection, et la création de mes propres systèmes pour faciliter l’accompagnement de mes clients.
Sur ce dernier point, ce que j’ai observé, c’est que plus les choses sont pré-mâchées, structurées et claires, mieux ça fonctionne.
Peux-tu nous partager un exemple concret d’un système que tu as mis en place dans ton entreprise ?
Ces dernières semaines, j’ai totalement repensé mon CRM. Au départ, j’avais une petite base de données pour suivre mes clients, mais j’ai construit quelque chose de bien plus solide : un véritable tunnel de vente.
J’y ai intégré un suivi précis de chaque étape, ainsi que l’historique des échanges avec toutes les personnes que je rencontre, ce que je ne faisais pas avant.
L’idée, c’est de structurer davantage mes propres process, parce que c’est exactement ce que recherchent aussi nos clients. En expérimentant pour moi-même, je peux ensuite leur apporter des conseils concrets et pertinents.
Que préfères-tu dans ce métier de Duopreneur ?
Ce que je préfère dans le métier de Duopreneur, c’est avant tout l’accompagnement stratégique. J’adore aider les entrepreneurs à mettre à plat leur situation, à identifier leurs priorités et à définir sur quels projets se concentrer pour éviter la dispersion, qui est l’un de leurs plus grands défis.
Il y a aussi toute la dimension de la délégation, que je prends vraiment dans un sens large. Mon rôle est de les aider à repérer toutes les tâches qui alourdissent inutilement leur charge mentale et qui pourraient être confiées à quelqu’un de leur équipe, externalisées à un freelance, ou tout simplement automatisées. Souvent, les entrepreneurs ne réalisent même pas à quel point ils pourraient se libérer de certaines responsabilités, et c’est une vraie révélation pour eux.
Enfin, il y a la partie coordination de projet, que j’aime énormément. Pour moi, ce n’est pas seulement de la gestion de projet : c’est intégrer toute la dimension humaine, le management, le travail avec l’équipe, tout ce qui fait qu’un projet prend vraiment vie. Cela inclut le cadrage, la planification stratégique, le suivi et bien sûr la mise en œuvre avec l’équipe.
Et puis, j’apporte une touche plus personnelle : j’intègre aussi des indicateurs environnementaux et sociaux. J’aide les entrepreneurs à mesurer l’impact positif qu’ils génèrent, non seulement pour qu’ils en prennent conscience, mais aussi pour qu’ils puissent le valoriser et le partager.
Quels est ton super pouvoir en tant qu’OBM ?
Mon super pouvoir en tant qu’OBM, ce sont mes clients qui me l’ont révélé : je suis un peu leur “confidente business”.
Ils apprécient ma capacité à comprendre rapidement leur univers avec une vision à 360°, et à créer un lien complice qui va bien au-delà de la relation professionnelle classique.
Pour moi, c’est essentiel, car pour un entrepreneur, la vie personnelle et professionnelle est souvent très imbriquée. Mon rôle est de prendre en compte cet univers global pour que tout s’aligne au mieux, afin qu’ils puissent s’épanouir pleinement et continuer à développer leurs solutions écologiques et à impact positif, même lorsqu’ils jonglent avec de multiples casquettes et responsabilités.
Quelle est la signification de “Cambium Impact”, le nom que tu as choisi pour ton entreprise ?
C’est une très bonne question !
Le cambium, c’est cette fine couche de cellules, discrète mais essentielle, située sous l’écorce des arbres. C’est elle qui permet à l’arbre de croître, de consolider son tronc, de nourrir ses racines, de faire circuler l’énergie vers les feuilles. Sans elle, pas de solidité, pas de croissance.
J’ai trouvé le parallèle avec le métier d’OBM tellement fort que c’est devenu le nom de mon entreprise : Cambium Impact. Comme le cambium pour l’arbre, mon rôle est d’aider l’entrepreneur à structurer, nourrir et faire circuler l’énergie dans son entreprise pour qu’elle se développe harmonieusement.
Ce nom parle particulièrement aux entrepreneurs sensibles aux enjeux environnementaux et écologiques : il illustre immédiatement ma mission et mes valeurs.
Et c’est aussi grâce au mentorat d’Amélie que j’ai appris à assumer pleinement cette identité et à me reconnecter à cet univers qui m’est cher.
Quelle a été pour toi la plus grande pépite ou révélation pendant ton parcours à la Duopreneur Academy ?
Pour moi, la plus grande pépite de la Duopreneur Academy n’est pas matérielle : c’est m’être trouvée et avoir gagné énormément en confiance.
Même si j’ai encore du chemin à parcourir sur cet aspect, cette formation m’a vraiment aidée à m’affirmer professionnellement. Je ne regrette absolument pas mon choix, et je recommande à toutes de s’écouter et de se lancer.
Ce qui est génial aussi, c’est que chaque OBM peut créer son propre parcours et façonner quelque chose qui lui correspond pleinement.
Un autre élément clé, c’est le groupe de puissance 4 et les « buddies » proposés dans la formation. Depuis le début, je fais partie d’un groupe que nous voyons chaque semaine. Nous avons tissé des liens très forts, et c’est vraiment un soutien précieux. Dans l’entrepreneuriat, il y a des semaines compliquées, où on a l’impression de ne pas avancer. Le groupe permet de se remotiver, d’échanger sur nos expériences, de partager les rebondissements et de retrouver la confiance que tout est possible.
Ces échanges collectifs ont été essentiels, surtout pendant les premiers mois de formation intensive, pour assimiler les compétences métier et commencer à adopter la posture d’entrepreneur et d’OBM. Ils permettent aussi de retravailler certains points qu’on n’avait pas complètement compris, d’aider les autres et de renforcer la compréhension globale. Pour moi, c’est vraiment la plus-value majeure de la formation.
Que pourrais-tu conseiller aux aspirantes OBM qui hésitent à nous rejoindre ?
i je devais donner un conseil à celles qui hésitent à rejoindre la formation, ce serait de s’écouter avant tout. Si le programme vous parle, si vous sentez que ça résonne en vous quand vous le découvrez sur le site ou dans les échanges, il faut suivre cette intuition.
La formation est un vrai point d’appui : elle permet de mieux se connaître, de poser ses bases, et d’être accompagnée dans la création de son activité, ce qui peut être complexe à faire seule. C’est aussi un tremplin : soit pour accéder à des postes qui nous intéressent mais auxquels on n’osait pas se frotter, soit pour développer sa propre activité en toute confiance, avec un cadre et des repères clairs.
Retrouver Mélissa :
Son profil LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/melissa-martin-obm/
Propos recueillis en Septembre 2025.
Crédit photo : Wattana Racha Getty Images


