Parce que je suis convaincue qu’il y a autant de types de Duopreneurs que de types de clients, j’ai à cœur de te partager le portrait de certaines d’entre elles afin de t’inspirer.
Après plus de 20 ans d’expérience en gestion d’entreprise et une spécialisation en consulting RSE, Caroline Faucher a choisi de se tourner vers le métier d’Online Business Manager, une voie qui lui permet d’accompagner des entrepreneurs engagés tout en adoptant un mode de collaboration plus respectueux de ses convictions en matière d’impact durable.
Forte d’une expérience solide, d’une vision systémique et d’une grande intelligence de situation, Caroline aide aujourd’hui ses clients à structurer leur activité avec clarté, cohérence et engagement.
Caroline revient aussi sur son expérience au sein de Duopreneur Academy, le premier programme professionnalisant en Français pour devenir Duopreneur (Online Business Manager / OBM / Intégrateur / Digital Business Manager).
Qui es-tu et quel a été ton parcours avant de rejoindre Duopreneur Academy ?
Je m’appelle Caroline Faucher.
Mon parcours professionnel a commencé sur la Côte d’Azur, à Nice, où j’ai fait mes études et occupé mes premiers postes, en tant qu’assistante auprès d’entrepreneurs. J’ai eu l’opportunité de collaborer avec des profils très variés : dans des agences artistiques, auprès d’avocats, dans le secteur du bâtiment ou encore dans des entreprises de commerce B2B. Ces expériences très diverses ont été particulièrement formatrices.
Il y a une vingtaine d’années, avec mon mari, nous avons choisi de quitter la Côte d’Azur pour nous installer en Bourgogne. Nous voulions offrir à nos trois enfants, alors petits, un cadre de vie plus libre et apaisé. C’est une décision que nous n’avons jamais regrettée. Nous avons aujourd’hui la chance de vivre en milieu rural, avec beaucoup d’espace et un environnement social très doux.
Mon parcours professionnel s’est donc construit à travers une succession d’expériences variées. J’ai même ouvert une parenthèse passionnante d’une dizaine d’années, pendant laquelle j’ai créé et dirigé une galerie d’art en Bourgogne – une aventure que j’ai adorée. Puis, les hasards de la vie m’ont ramenée vers la gestion.
Pourquoi as-tu choisi de devenir OBM et de rejoindre Duopreneur Academy ?
C’est le fruit d’un vrai cheminement. Après mon expérience de galeriste, j’ai eu envie de travailler davantage en équipe et de développer mes compétences dans la gestion de structures associatives. À près de 45 ans, je suis donc retournée sur les bancs de la fac pour suivre un diplôme universitaire en gestion des structures associatives.
Mais finalement, les événements se sont enchaînés autrement, et je n’ai pas poursuivi ce projet initial. À la place, je me suis fortement investie dans la co-gestion d’une entreprise de commerce spécialisée dans la distribution de produits naturels pour les agriculteurs. J’y ai travaillé de manière très intense pendant plus de 13 ans.
À l’issue de cette expérience, j’ai ressenti le besoin de changer de modèle. Je ne voulais plus travailler pour une seule entreprise à temps plein, mais plutôt accompagner plusieurs entrepreneurs. C’est ce qui m’a poussée à créer ma propre structure de conseil, pour proposer mes services en tant que DAF à temps partagé, comme je l’étais déjà dans mon ancien poste, mais cette fois-ci en accompagnant plusieurs structures.
J’ai aussi eu besoin d’aligner davantage mon activité avec mes valeurs personnelles. C’est pourquoi j’ai suivi une formation en consulting RSE. À ce moment-là, j’avais donc deux activités : celle de DAF en temps partagé et celle de consultante RSE.
Mais rapidement, une problématique s’est imposée : vivant en Bourgogne, où la densité de population est faible, je passais mon temps sur la route pour aller à la rencontre de mes clients. Or, cela créait un vrai paradoxe pour moi. Je ne pouvais pas promouvoir une démarche RSE cohérente tout en étant sur la route en permanence.
C’est à ce moment-là que j’ai découvert la formation OBM proposée par Amélie Martinot et Duopreneur Academy. Et là, j’ai eu comme un déclic : c’était exactement la pièce manquante de mon puzzle. En transférant mes compétences en gestion vers des méthodes de travail à distance et asynchrones, je pouvais enfin envisager de collaborer avec les clients avec lesquels je rêvais de travailler, sans compromettre mes valeurs.
À quoi ressemble ton activité ?
Je travaille à 100 % en ligne, même avec les entrepreneurs locaux. Je ne me rends pas physiquement dans les entreprises ; nous collaborons exclusivement à distance, en appliquant les méthodes d’une online business manager. C’est un choix de cohérence, en lien avec mes valeurs, et je compte bien continuer à développer mon activité de cette manière. D’autant plus que cela fonctionne extrêmement bien.
La première étape a été de structurer mon propre business. J’ai la chance de vivre dans un environnement qui m’offre beaucoup d’espace, ce qui m’a permis d’aménager un vrai bureau chez moi. Un espace dans lequel je pourrais même accueillir des réunions si besoin. Le simple fait de pouvoir ouvrir et fermer la porte de mon bureau en début et en fin de journée est très important pour moi : c’est une façon concrète de poser une frontière claire entre vie pro et vie perso, même en travaillant de chez soi.
J’ai aussi organisé mon emploi du temps de manière structurée : j’ai des temps dédiés au développement de mon entreprise, d’autres réservés à chacun de mes clients, et une journée entière consacrée à mes appels. J’applique à mon activité ce que je recommande à mes clients : une organisation solide pour gagner en clarté et en efficacité.
Que préfères-tu dans ce métier de Duopreneur ?
Ce que j’aime particulièrement, c’est arriver dans une situation et l’analyser avec une vision globale, un regard à 360 degrés. Me poser la question : qu’est-ce qu’on va pouvoir créer de beau à partir de ça ? J’adore explorer tous les potentiels d’une situation, mais aussi ceux de mon client, et chercher le meilleur agencement possible entre les deux.
L’objectif, c’est de pouvoir leur faire des propositions qui vont soit les débloquer, soit les remettre sur les rails, ou encore leur insuffler un nouvel élan. C’est cette phase de mise en perspective et de construction sur-mesure qui me passionne dans ce métier.
Quel est ton super-pouvoir en tant qu’OBM ?
Cette idée de super-pouvoir me fait toujours un peu sourire, parce que je n’ai pas vraiment l’impression d’en avoir un. En revanche, ce que je peux dire, c’est que j’ai une super expérience !
Grâce à cette expérience, j’ai développé ce que j’appellerais une forme d’intelligence de situation. C’est-à-dire une capacité à repérer tous les éléments positifs et les ressources disponibles dans un contexte donné, pour en tirer une solution adaptée. J’ai vraiment un angle d’approche orienté solution, et je pense que c’est un atout précieux dans mon métier.
Selon toi, quel était le plus grand obstacle à franchir pour te positionner en tant qu’OBM, et comment l’as-tu surmonté ?
Le plus grand obstacle, pour moi, a été de découvrir un énorme manque dans mes compétences, une vraie lacune dans ma formation : le marketing digital. En commençant le parcours proposé par Amélie, je me suis rendu compte que tout ce pan-là m’avait complètement échappé au cours de ma carrière.
Il a donc fallu que je pédale très, très vite pour combler ce retard. À certains moments, pendant la formation, je ne comprenais même pas ce dont il était question. Je me souviens notamment de la première fois où Amélie a parlé de « lancement orchestré »… Pour moi, c’était totalement obscur, comme si elle parlait une autre langue !
Je savais qu’il était essentiel de me raccorder à cette culture, à cet univers, si je voulais pouvoir accompagner efficacement mes clients. Alors j’ai retroussé mes manches pour me former et acquérir ce bagage qui me manquait.
Qu’est-ce que tu as aimé durant cette expérience au sein de Duopreneur Academy ?
Le grand trésor que j’ai trouvé dans la formation d’Amélie, c’est le bagage méthodologique immense et presque exhaustif qu’elle a conçu et qu’elle nous transmet. Les modules sont organisés de manière thématique, avec une grande précision, et surtout, ils sont extrêmement concrets et actionnables. Franchement, j’ai trouvé ça remarquable. J’ai suivi pas mal de formations auparavant, et je n’ai jamais vu un tel niveau de qualité ailleurs.
J’ai aussi beaucoup apprécié le positionnement d’Amélie en tant que mentor, que j’ai trouvé à la fois très inspirant, authentique et bienveillant. Elle a une capacité d’écoute très fine, qui lui permet de percevoir les besoins spécifiques de chacun de ses élèves, quels que soient leur parcours ou leur niveau. Elle met son propre savoir-faire en tant qu’OBM au service de notre progression à toutes et tous.
J’ai eu l’occasion de suivre la formation aux côtés de profils très variés : des anciennes directrices financières, des personnes venant de la restauration ou encore du milieu hospitalier… Et chacune d’entre nous a trouvé dans cette formation de quoi soutenir ses compétences spécifiques, quelle que soit son histoire professionnelle.
Amélie fait vraiment tout ce qu’il faut pour accompagner chaque élève là où il en est, et s’adapte au niveau et aux attentes de chacun. C’est une qualité précieuse que j’ai vraiment admirée chez elle.
Est-ce que tu peux nous partager LA plus grosse pépite que tu as reçue lors de ton aventure au sein de Duopreneur Academy ?
Je dirais que ma plus grande pépite, c’est la communauté. Un parcours de formation comme celui-ci, qui implique une remise en question personnelle, est un vrai challenge, et il peut être difficile de le traverser seule, surtout sur la durée. L’accompagnement s’étale sur neuf mois, et on vit vraiment les hauts et les bas de ce que j’appelle « la vague ». Dans ces moments-là, la communauté est essentielle pour garder le cap.
Les petites équipes Puissance 4 qu’Amélie met en place sont un levier extraordinaire. J’ai eu beaucoup de chance, car environ un mois après le début de ma formation, nous avons constitué notre groupe, et le lien a été immédiat. Très vite, nous avons commencé à travailler de manière intense toutes les quatre. Parfois en binômes sur certains sujets, en se lançant des défis, en se soutenant… et nous sommes restées extrêmement soudées. Je suis entrée dans le programme en avril dernier, et aujourd’hui cela fait presque un an que nous travaillons ensemble. Je suis convaincue que cette dynamique va continuer au-delà de la formation, tant les liens que nous avons créés sont forts – alors même que nous ne nous sommes encore jamais rencontrées en personne !
C’est une communauté profondément bienveillante et aidante, et ça, c’est vraiment précieux. Sur les canaux de communication, aucune question n’est jugée « bête », il n’y a jamais de réponse expédiée. Chacun prend le temps d’écouter, de répondre avec soin, et ça crée un climat d’échange d’une grande qualité.
Que pourrais-tu conseiller aux aspirantes OBM qui hésitent à nous rejoindre ?
Je dirais qu’il est essentiel de commencer par faire un vrai point sur ses objectifs : être claire avec soi-même sur ce qu’on attend de la formation et du métier d’OBM. Il faut aussi oser avoir une discussion ouverte avec Amélie, même si l’on pense que son profil ne correspond peut-être pas exactement. Je suis convaincue qu’Amélie saura être honnête et transparente si elle estime que ce n’est pas la bonne voie pour quelqu’un. C’est important, car ce métier ne convient pas à tout le monde.
Et puis, je conseille aussi de faire confiance à la communauté dès le départ. Il faut savoir poser les armes, abandonner la méfiance qui peut parfois s’installer dans les environnements professionnels. Dans le cadre de la formation, on est dans un espace protégé, entourés d’une communauté bienveillante, et c’est précieux. Il faut oser faire le choix de la confiance.
C’est quoi la suite pour toi ?
J’ai pris énormément de plaisir à suivre cette année de formation que je me suis offerte. Tout au long de ma carrière, j’ai acquis mes compétences de manière très pragmatique, principalement par l’expérience, souvent en auto-formation, et dans l’urgence. Alors, pouvoir suivre un parcours structuré, d’un point A à un point Z, en prenant le temps d’en dérouler chaque étape, ça a été un vrai luxe, et un vrai bonheur.
Je souhaite donc poursuivre dans cette dynamique et continuer à me former de façon régulière, en parallèle du développement de mon activité et de ma prospection. J’ai aussi l’intention d’approfondir mes compétences en RSE, pour pouvoir accompagner des structures de plus grande taille. Aujourd’hui, je me sens tout à fait armée pour accompagner les TPE sur ce sujet, mais je sens qu’il me manque encore un peu de méthode pour travailler avec des entreprises plus grandes, avec des équipes plus conséquentes.
J’ai donc fait le choix de consacrer le reste de l’année 2025 à compléter cette formation, pour monter encore en puissance.
Retrouver Caroline :
Son profil LinkedIn : http://www.linkedin.com/in/caroline-faucher-obm
Propos recueillis en Février 2025.
Crédit photo : Wattana Racha Getty Images


