Devenir OBM / Duopreneur : combien ça coûte vraiment de se lancer ?

« Concrètement, combien ça coûte de se lancer en tant qu’OBM / Duopreneur ? »

C’est une question qu’on me pose très souvent, et je trouve que c’est une excellente question. En effet, il y a énormément de fantasmes autour de l’entrepreneuriat. Beaucoup de personnes imaginent qu’il faut forcément énormément d’argent pour démarrer une activité : on imagine qu’il faut un local, du matériel, des logiciels, un site internet, un logo réalisé par un professionnel, parfois même une société avec un montage fiscal et comptable complexe, un expert-comptable qui nous suit chaque mois… bref, quelque chose de lourd et coûteux.

Alors qu’en réalité, le métier de Duopreneur fait partie des activités où les coûts de démarrage, puis de fonctionnement, peuvent être très réduits.

Dans cet article, j’avais donc envie de te montrer très concrètement quels sont les vrais coûts à prévoir, ce qui est réellement utile, ce qui ne l’est pas forcément au départ, et surtout t’éviter de te mettre des barrières financières qui ne sont pas nécessaires.

La différence entre une entreprise « classique » et le métier de Duopreneur

J’ai un regard assez particulier sur cette question, parce qu’avant d’être Duopreneur, j’avais une autre entreprise : un dépôt-vente. Et là, c’était quelque chose de complètement différent.

Quand j’ai démarré cette activité-là, j’ai dû créer une société avec un apport financier, j’ai dû aussi emprunter, j’avais un crédit à rembourser tous les mois, un loyer à payer, des investissements matériels, des charges fixes, un local, un cabinet comptable pour déclarer la TVA chaque mois. C’était donc une entreprise avec de vrais coûts au démarrage et dans la continuité.

J’avais obtenu un prêt d’honneur à 0 %, et derrière, j’avais aussi dû compléter avec un prêt bancaire. Donc je sais ce que c’est de lancer une activité avec une pression financière dès le départ.

Et c’est justement pour ça qu’aujourd’hui, je trouve le métier de Duopreneur extrêmement intéressant pour une reconversion :

❌ pas besoin de stock,
❌ pas besoin de local,
❌ pas besoin de salariés,
❌ pas besoin d’investir dans du matériel spécifique ou dans un fonds de roulement important avant même d’avoir commencé à gagner de l’argent.

👉 On est sur une activité de service. Ce qu’on vend principalement, ce sont nos compétences, notre capacité à organiser, à structurer, à accompagner un entrepreneur et à faire avancer son activité. Et ça, ça change énormément de choses : ça allège vraiment la pression.

Le matériel : ce dont tu as vraiment besoin pour te lancer en tant que Duopreneur

Le premier vrai besoin, c’est surtout un ordinateur qui fonctionne correctement. Et quand je dis « qui fonctionne », je ne parle pas d’un ordinateur dernier cri ou d’un setup comme si tu étais une gameuse professionnelle.

Personnellement, quand j’ai démarré, j’avais une tablette Google ultra lente, avec un tout petit écran et un mini clavier. Ce n’était pas le setup rêvé, mais ça m’a permis de commencer, de travailler et de gagner mes premiers euros.

Aujourd’hui évidemment, huit ans plus tard, je suis beaucoup mieux équipée : j’ai un écran supplémentaire, un clavier plus confortable, une souris verticale et quelques accessoires ergonomiques pour être mieux installée quand je travaille. Mais tout ça, ce sont des choses que j’ai ajoutées progressivement, parce que j’en avais envie et parce que mon activité me permettait de le faire. Ce n’est absolument pas ce qui m’a permis de démarrer (et d’ailleurs, aujourd’hui encore, ça m’arrive très souvent de travailler quelques heures dans la journée juste avec mon ordinateur posé sur mes jambes, allongée sur mon canapé !).

👉 Donc vraiment, n’imagine pas qu’il te faut un bureau Pinterest à 4 000 € avant de commencer. Ce n’est pas ton setup qui va faire de toi une bonne Duopreneur.

Il te faut aussi une connexion internet correcte, évidemment, mais normalement c’est quelque chose que tu as déjà. Le téléphone ou la tablette peuvent être utiles ponctuellement quand tu te déplaces, mais pour moi, l’outil principal reste l’ordinateur.

Et puis, il y a aussi des dépenses de confort qui dépendent vraiment de ta manière de travailler. Certaines personnes adorent travailler de chez elles, d’autres ont besoin de sortir un peu de leur environnement de temps en temps. Donc ça peut être des frais liés à un espace de coworking ou un café. Moi, au début, je travaillais beaucoup dans des bibliothèques par exemple, car c’est calme et gratuit.

Le vrai investissement intelligent pour devenir Duopreneur

Là où, selon moi, il peut y avoir un vrai investissement intéressant à faire, c’est plutôt du côté de la formation et de l’accompagnement.

Parce qu’il y a une énorme différence entre apprendre seule pendant des mois en essayant de comprendre le métier à travers des contenus gratuits, et être accompagnée pour comprendre directement ce qu’on attend réellement d’une OBM.

Le métier ne consiste pas simplement à aimer l’organisation ou savoir utiliser Notion. Il y a toute une posture professionnelle à développer. Il faut comprendre :

✅ comment fonctionne un business,
✅ comment travailler avec un entrepreneur,
✅ comment gérer des priorités,
✅ comment structurer des projets,
✅ comment communiquer avec des clients.

Et ça, forcément, ça demande un apprentissage.

👉 Donc il peut y avoir un investissement important à faire pour te former et être accompagnée. Mais personnellement, je le vois vraiment comme un investissement, et pas comme une dépense, parce que ça permet souvent d’éviter énormément d’erreurs et surtout de gagner du temps. Et le temps, c’est aussi de l’argent.

Les frais administratifs liés à ton activité de Duopreneur

Ensuite, il y a toute la partie frais administratifs. Là, je vais surtout parler du cas de la France, parce que c’est ce que je connais le mieux (selon ta situation personnelle ou ton pays, il faudra bien sûr explorer les options qui correspondent à ton contexte) :

✔ La majorité des femmes qui démarrent choisissent la micro-entreprise, parce que c’est un statut relativement simple pour commencer. La création se fait en ligne et les démarches restent assez accessibles. Tu peux le faire toi-même sur le site du service public.

La comptabilité est aussi beaucoup plus légère que dans une société classique. Donc au démarrage, il n’y a pas forcément besoin d’avoir un expert-comptable, et tu ne vas pas toujours décider de déclarer tout de suite la TVA.

✔ Ensuite, il peut y avoir un compte bancaire dédié à ton activité. Certaines banques en ligne proposent aujourd’hui des offres très adaptées aux freelances, à très bas coût, parfois gratuites pour les fonctionnalités de base, avec même du cashback dans certains cas. Il faut donc comparer un peu selon tes besoins, mais encore une fois, on reste sur quelque chose d’assez limité en termes de coûts.

✔ Tu vas avoir besoin d’un logiciel de facturation : il existe des logiciels en ligne gratuits à destination des freelances et auto-entrepreneurs.

✔ Il y a aussi l’assurance responsabilité civile professionnelle. Ce n’est pas obligatoire dans tous les cas, mais personnellement je trouve que c’est bien d’être couverte. Et là encore, sur une activité de service comme celle-ci, on reste généralement sur des montants très raisonnables.

✔ Il y a évidemment les cotisations sociales quand tu commences à générer du chiffre d’affaires. Mais l’avantage de la micro-entreprise, c’est que ces cotisations sont calculées sur ce que tu encaisses.

✔ Et puis il y a aussi la CFE, la cotisation foncière des entreprises, qu’on oublie souvent de mentionner. Mais celle-ci n’est pas due la première année de création de ton activité.

✔ Enfin, il y a toute la question de la protection sociale à anticiper quand on devient indépendante : la mutuelle, la prévoyance, la couverture en cas d’arrêt maladie. Ce sont des sujets auxquels on ne pense pas forcément au début quand on vient du salariat, parce qu’on avait l’habitude que tout soit déjà en place. Mais ça fait aussi partie des choses à regarder quand on construit son activité.

Les logiciels et les outils que tu vas utiliser pour ton activité d’OBM

Il y a beaucoup de croyances autour des outils et des logiciels. On peut vite avoir l’impression qu’il faut payer énormément d’abonnements avant même d’avoir commencé. Alors qu’en réalité, la plupart des outils proposent des versions gratuites largement suffisantes pour apprendre, s’entraîner et même commencer à travailler.

Que ce soit Notion, Trello, Asana, ClickUp, certains outils d’automatisation, des outils de mind map, des outils d’intelligence artificielle, il y a presque toujours une version gratuite qui permet déjà d’avoir une bonne utilisation. Et quand ce n’est pas le cas, les outils proposent souvent une période d’essai, ce qui te laisse le temps de tester.

👉 Tu peux très bien bloquer une semaine ou quinze jours dans ton agenda, et te dire que l’une de tes priorités sur cette période est de tester un maximum d’outils gratuitement. Ensuite, tu gardes uniquement ce qui est réellement utile.

Et surtout, quand tu travailles avec des clients, ce sont eux qui paient les outils pour leur entreprise. S’ils utilisent un outil d’automatisation, un outil no-code, une suite Google, un outil de gestion de projet en version payante, c’est leur entreprise qui couvre ces frais-là. Toi, tu travailles directement dans leur espace de travail : ils t’invitent, te donnent les accès nécessaires, parfois les droits administrateurs, et tu interviens dans leur environnement à eux.

👉 Donc tu n’as pas besoin de financer tout un écosystème de logiciels avant même d’avoir trouvé tes premiers clients. Même pour les réunions d’équipe, par exemple, tu seras souvent sur le Zoom ou le Google Meet de ton client.

Ensuite, certains outils peuvent devenir intéressants progressivement quand ton activité commence à se développer. Par exemple, utiliser Google Workspace (en version payante) peut te permettre d’avoir une adresse mail professionnelle, du stockage, Google Meet pour les rendez-vous en visio, la prise de rendez-vous, la retranscription des appels, la signature électronique,… Il y a plein de petites fonctionnalités qui deviennent pratiques au quotidien.

Mais encore une fois, au démarrage, ce n’est pas forcément indispensable. Les versions gratuites suffisent largement dans la plupart des cas :

  • Quand tu débutes, tu ne fais pas nécessairement des rendez-vous de deux heures tous les jours. Donc même un Google Meet gratuit ou un Zoom gratuit qui limite les appels à 45 minutes peuvent très bien faire l’affaire.
  • Pour la prise de rendez-vous, il existe aussi plein d’outils gratuits comme Zcal ou encore la version gratuite de Calendly, qui fonctionnent très bien pour gérer tes appels découverte.
  • Pour la gestion des mots de passe, LastPass propose une version gratuite limitée. Ce n’est pas toujours le plus confortable, notamment si tu veux accéder à tes mots de passe depuis ton téléphone et ton ordinateur en même temps avec le plan gratuit, mais là encore, tu peux commencer simplement. Et lorsque tu travailleras avec un client, il aura souvent son propre plan payant et pourra te partager les accès nécessaires.

👉 Ce sont des outils qu’on peut ajouter progressivement selon ses besoins, pas des choses qu’il faut absolument acheter dès le premier jour pour te lancer.

Le logo, le site internet, le branding

Au début, tu n’as pas besoin d’un logo parfait, d’un site internet ultra travaillé ou d’une identité visuelle complète réalisée par un professionnel. Ça peut faire plaisir, bien sûr. Mais ce n’est pas nécessaire pour commencer.

Aujourd’hui, avec Canva et les outils d’intelligence artificielle, tu peux déjà faire quelque chose de très propre toi-même. Tu peux créer un logo simple, une page de présentation, un mini site internet, ou même utiliser Notion pour présenter tes services.

Je vois beaucoup trop de femmes passer des semaines sur leur logo, leur palette de couleurs, leur site internet très complexe, alors qu’elles n’ont même pas encore commencé à parler à des clients potentiels.

Ta priorité au départ, ce n’est pas d’avoir une marque parfaite. Ta priorité, c’est de :

✅ comprendre ton métier,
✅ savoir te présenter clairement,
✅ et commencer à créer des opportunités.

Par contre, il y a peut-être une chose qui peut être intéressante assez rapidement, même sans faire un site internet : avoir au moins un nom de domaine et une adresse mail un peu plus professionnelle. Parce qu’entre une adresse du type prenomnom@gmail.com et une adresse avec ton propre nom de domaine, comme contact@tonentreprise.fr, ça donne quand même une image plus propre et plus professionnelle quand tu échanges avec des clients. Mais là encore, on parle de coûts qui restent très faibles aujourd’hui : environ 20 € maximum par an pour ce nom de domaine.

Conclusion

Si aujourd’hui tu as envie de te lancer dans le métier de Duopreneur, mais que tu as peur du coût au démarrage ou des frais à prévoir chaque mois, j’espère que cet article t’aura rassurée.

Non, tu n’as pas besoin de milliers d’euros pour commencer, pour t’installer, acheter du matériel ou financer tous les outils possibles.

Par contre, il faut prendre ce métier au sérieux : développer de vraies compétences et comprendre comment construire une activité durable, ça peut être un investissement intéressant.

Si justement tu veux être accompagnée pour apprendre le métier, travailler ton positionnement, comprendre comment trouver tes premiers clients et lancer ton activité plus sereinement, tu peux retrouver toutes les informations sur la Duopreneur Academy en cliquant ici.

💬 Dis-moi en commentaire : Aujourd’hui, qu’est-ce qui te fait le plus peur financièrement dans le fait de lancer ton activité ?

Et si cet article t’a aidée, partage-le à une femme qui se pose exactement les mêmes questions !

À très vite. ✨

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