Parce que je suis convaincue qu’il y a autant de types de Duopreneurs que de types de clients, j’ai à cœur de te partager le portrait de certaines d’entre elles afin de t’inspirer.
Après plus de 20 ans de carrière en tant qu’infirmière, en services de soins généraux puis en santé au travail, Ariane Bony a choisi de se reconvertir vers un métier qui lui permet de continuer à prendre soin… autrement. En devenant Online Business Manager, elle se définit aujourd’hui comme « l’infirmière de l’entreprise », alliant écoute, stratégie et prévention.
Elle accompagne les dirigeants dans la structuration de leur vision, la gestion de projets et la création d’un lien fort avec leurs équipes. Grâce à sa capacité à clarifier, organiser et équilibrer, Ariane est une OBM profondément humaine et engagée.
Ariane revient aussi sur son expérience au sein de Duopreneur Academy, le premier programme professionnalisant en Français pour devenir Duopreneur (Online Business Manager / OBM / Intégrateur / Digital Business Manager).
Qui es-tu ?
Je suis Ariane, j’ai 49 ans, et je suis maman de deux grands garçons. Je vis à Amiens, dans les Hauts-de-France. Je me présente aujourd’hui auprès des entrepreneurs en tant que bras droit stratégique, copilote, et mentor pour dirigeants.
Quel a été ton parcours avant de rejoindre Duopreneur Academy ?
Mon parcours a commencé en 1999 par l’obtention de mon diplôme d’infirmière. Ensuite, j’ai travaillé pendant 7 ans en service de soins généraux. Par la suite, je me suis orientée vers la prévention, l’addictologie, et en parallèle, j’ai assuré des missions de coordination de services, informatique, qualité… Bref, un parcours riche et varié.
Puis, je me suis spécialisée en santé au travail. C’est là qu’un questionnement est né : comment pourrais-je réinventer le soin ? Comment continuer à aider, mais autrement ? J’ai eu envie de mettre mes compétences au service des dirigeants, des entreprises.
J’avais cette belle idée… mais qu’en faire concrètement ? En avançant dans mes recherches, j’ai découvert le métier d’OBM – un terme qui, à l’époque, m’était totalement inconnu.
Quel a été ton déclic pour devenir Duopreneur ?
Quand j’ai entendu parler du métier d’OBM, je me suis d’abord demandé ce que c’était, parce que c’était un terme que je ne connaissais absolument pas. En creusant, j’ai compris qu’un gestionnaire d’entreprise, c’était quelque chose de très global, et ça m’a tout de suite fait penser à l’activité très globale que j’avais eue jusque-là.
J’ai commencé à en parler autour de moi, à faire le point sur mes compétences, et j’ai été étonnée d’en trouver autant qui pouvaient être transférables à ce métier. Puis, j’ai pris un premier rendez-vous avec Amélie. Elle a cette capacité à avoir confiance en nous, à nous rassurer. Elle m’a dit : « Tu as tout ! Il te manque les compétences techniques, évidemment, mais pour le reste, tu es prête. »
Alors j’ai décidé de me lancer, et de m’engager dans le programme Duopreneur Academy.
À quoi ressemble ton activité ?
Je dis souvent que je prends soin des dirigeants, et à travers eux, de l’entreprise toute entière.
Avec les dirigeants, j’interviens sur leur santé globale – psychologique et sociale – car ils sont la ressource principale de leur structure. Je les aide à clarifier leur vision, à construire un plan pour y parvenir, et je reste à leurs côtés pour copiloter ce chemin. Mon rôle, c’est aussi de veiller à l’équilibre entre vie pro et perso, pour éviter l’épuisement. C’est un peu comme être « l’infirmière du dirigeant », mais avec une approche stratégique.
Prendre soin de l’entreprise, c’est aussi prendre soin des salariés : mieux communiquer, partager la vision, mener des entretiens individuels qui motivent et donnent envie de s’engager. Lorsque je travaillais à l’hôpital, j’adorais faire les entretiens annuels. Le salarié et moi, on ressortait reboostés, prêts à relever les défis à venir.
À l’époque, en santé au travail, j’avais 20 minutes pour faire le point complet avec un salarié, à la fois sur sa situation personnelle et professionnelle, et lui proposer un plan d’action. Aujourd’hui, je fais pareil, à une autre échelle.
Et ce que j’adore aussi, c’est l’aspect gestion de projet : on définit ensemble la direction à suivre, je recueille tous les éléments nécessaires, je les structure, les organise, et je restitue un plan clair, fluide et directement actionnable. Il ne reste plus qu’à le suivre.
Quel est le lien entre ton ancien métier d’infirmière et ton métier actuel d’OBM ?
Aujourd’hui, en tant qu’OBM, je prends soin de l’entreprise comme je prenais soin des personnes quand j’étais infirmière. C’est une autre forme de soin, plus stratégique, mais avec la même intention : créer de l’équilibre, prévenir les déséquilibres, accompagner dans la durée.
Et cela passe aussi par les salariés. Mon rôle, c’est de faire en sorte qu’ils comprennent et s’approprient la vision du dirigeant. Quand chacun avance dans la même direction, on révèle des compétences parfois insoupçonnées. Et en valorisant ces compétences, on renforce la motivation, l’engagement. On crée un cercle vertueux, où chacun se sent à sa place et reconnu dans sa contribution.
C’est ce lien-là, entre soin, écoute, compréhension globale… que je retrouve aujourd’hui dans mon rôle d’OBM.
Quel est ton super-pouvoir en tant qu’OBM ?
Mon super pouvoir, c’est de prendre en compte l’entreprise dans sa globalité : les projets, les personnes, les dynamiques. J’ai cette capacité à absorber beaucoup d’informations, à tout rassembler… et à restituer de manière claire, structurée, compréhensible.
Je me souviens d’une prof de piano qui m’avait dit un jour : « Ce que tu joues a l’air facile, mais quand je regarde la partition, je vois que ce ne l’est pas du tout. C’est ça ton talent : tu rends les choses fluides parce que tu les maîtrises. »
C’est exactement ce que je vis dans mon métier. Quand je retransmets à l’entreprise ce que j’ai compris, analysé et réorganisé, ça leur paraît simple, évident. Et pour moi, c’est ça : rendre accessible quelque chose de complexe, pour que ce soit facile à mettre en action.
Qu’est-ce que tu préfères dans ton métier de Duopreneur ?
Les trois compétences que j’aime le plus mobiliser, ce sont : établir la vision, construire le plan d’action, et accompagner l’humain. Ce que je préfère, c’est vraiment ce moment de co-construction avec l’entrepreneur, cette relation duelle où je l’aide à faire émerger tout ce qu’il ressent, même ce dont il n’a pas forcément conscience. Ce qu’on appelle la pulsation trimestrielle, c’est un exercice que j’adore, et que je faisais déjà sans le savoir dans mes expériences précédentes.
À cela s’ajoutent la gestion de projet (construire le plan d’actions et intervenir en tant que copilote auprès du dirigeant pour le mettre en place), et la gestion de l’humain, qui sont au cœur de mon fonctionnement.
Selon toi, quel était le plus grand obstacle à franchir pour te positionner en tant qu’OBM, et comment l’as-tu surmonté ?
Mon plus grand obstacle, et j’ai encore un peu de chemin à faire là-dessus, c’était cette croyance limitante : j’étais infirmière, j’avais un diplôme d’infirmière, donc je ne pouvais rien faire d’autre. Et si je devenais OBM, alors je n’étais plus infirmière. C’était comme si je devais tout laisser derrière moi. Et à mon âge, ce n’était pas évident non plus de me dire que j’inventais quelque chose de nouveau.
Je suis arrivée avec ça, je suis restée longtemps avec ça. Et puis à l’académie, on m’a dit : « Non, ce n’est pas possible, tu as plein d’autres ressources. » Amélie me l’a dit, et les filles de la communauté ont été nombreuses à me le dire aussi… mais je ne savais pas comment tout ça pouvait s’articuler.
Et puis j’ai appris à me repositionner. Aujourd’hui, je me sens autant OBM que soignante. J’ai trouvé ma place, quelque part entre les deux. Je suis l’OBM qui prend soin, l’infirmière de l’entreprise. Et je crois que je mets ces deux identités sur un pied d’égalité maintenant.
Est-ce que tu peux nous partager LA plus grosse pépite que tu as reçue lors de ton aventure au sein de Duopreneur Academy ?
Ma plus grande pépite, je l’ai découverte tout récemment, lors du Connect’ Day Duopreneur (événement en présentiel à Paris avec les membres de Duopreneur Academy). J’étais encore en train d’avancer dans mon positionnement, et je me suis retrouvée entourée d’autres OBM. Je me suis dit que j’allais peut-être me sentir un peu en retrait, peut-être inférieure à certaines. Et en fait… j’ai été complètement à l’aise. J’ai écouté, conseillé, proposé, pris soin des autres. J’ai eu une vraie effervescence d’idées, même sur des sujets qui n’étaient pas forcément les miens. Et je les ai partagées avec amour. C’est là que j’ai compris : je suis à la fois l’OBM et l’infirmière. Et depuis ce jour-là, je l’assume pleinement.
Et puis, dans la formation elle-même, ce qui m’a profondément marquée, c’est la communauté. J’avais cette crainte en arrivant : que j’apprenne uniquement de la technique et que l’on soit toutes rivales. Parce que dans mon ancienne vie professionnelle, c’est souvent ce que j’avais vécu. Mais j’ai découvert tout l’inverse. On est toutes des OBM différentes, donc on ne peut pas être en concurrence. Et surtout, on ne veut pas l’être. C’est un métier de don de soi. J’ai trouvé un collectif aidant, valorisant, avec des groupes comme les Puissance 4, les cercles d’intelligence collective, les buddies… On donne tout, on reçoit tout, et ça crée un socle immense.
Que pourrais-tu conseiller aux aspirantes OBM qui hésitent à nous rejoindre ?
Ce que je dirais à celles qui hésitent, c’est : si vous vous posez la question, c’est que quelque part, vous avez déjà la réponse. Si ça vous interpelle, c’est que ça vous parle. Alors tentez le coup. On ne se questionne pas autant sur quelque chose qui ne nous attire pas profondément.
Et puis, si vous cherchez une formation technique, il y a tout ce qu’il faut. C’est même de l’OBM ++, avec des contenus très poussés, des exemples concrets, et des compétences qui s’enrichissent régulièrement grâce à des intervenants extérieurs. Et surtout, si vous ne voulez pas vivre ce parcours seule, mais être entourée d’une communauté bienveillante, aidante, positive et motivante… alors, c’est vraiment l’endroit idéal.
C’est quoi la suite pour toi ?
Comme je suis quelqu’un de très passionnée, j’ai envie de continuer à me former sur plein de choses. Tout ce qui peut m’aider à accompagner encore mieux mes clients : la tech, les logiciels, les automatisations, la communication… J’ai cette soif d’apprendre, toujours en lien avec l’envie d’être utile.
Et puis, il y a une phrase de Baden-Powell – j’étais scout – qui m’accompagne depuis longtemps : « Laissez ce monde meilleur que vous ne l’avez trouvé en arrivant. » Pour moi, la suite, c’est ça : donner toute mon énergie au monde, m’en nourrir aussi, pour qu’ensemble, on puisse créer quelque chose de meilleur !
Retrouver Ariane :
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Propos recueillis en Avril 2025.
Crédit photo : Wattana Racha Getty Images


