Quand on se lance en tant qu’Online Business Manager (ou Duopreneur), il y a une peur qui revient très souvent : « Est-ce que je vais réussir à trouver des clients ?«
Et très vite, cette peur se transforme en un réflexe assez naturel : accepter tout ce qui se présente, sans se soucier du type de client, de son énergie ou même de son budget. On se dit : « Il faut bien commencer quelque part. »
Ce réflexe, aussi compréhensible soit-il, peut vite se transformer en piège. En acceptant n’importe quelle collaboration, tu risques de perdre confiance en toi, de t’épuiser, voire de croire que tu n’es pas faite pour ce métier.
Alors qu’en réalité, tu n’es peut-être tout simplement pas tombée sur les bons clients pour toi.
Dans cet article, on va explorer deux aspects essentiels pour bien démarrer en tant qu’OBM / Duopreneur :
✅ Les clients que tu dois apprendre à reconnaître et à choisir,
❌ Et ceux que tu dois éviter absolument.
Parce que oui : certains clients vont te permettre de t’épanouir, d’exercer ton métier pleinement, et même de mieux gagner ta vie, tout en travaillant avec beaucoup de plaisir.
Si le sujet t’intéresse, je t’invite aussi à découvrir cet autre article dans lequel je décris les types de clients qu’une OBM (ou Duopreneur, comme j’appelle ce métier) peut accompagner, selon sa spécialité.
Le piège de « prendre tout ce qui vient »
Je comprends totalement ce besoin de dire oui à tout lorsque tu démarres ton activité.
Déjà, parce que c’est rassurant : on se dit que plus on accepte de collaborations, plus on aura d’opportunités, et plus on apprendra vite. Et ce n’est pas complètement faux.
Pour te donner mon propre exemple, mon tout premier client en tant que Duopreneur était loin d’être mon client idéal. La rémunération n’était pas à la hauteur, les missions n’étaient pas enthousiasmantes, mais j’étais heureuse d’avoir cette première opportunité, car dès le premier mois de mon activité d’OBM, je pouvais déjà facturer quelques centaines d’euros.
Dans ce cas précis, mes intentions étaient claires. Je voulais :
- ✅ Me rassurer sur le fait que mon activité pouvait fonctionner rapidement (et rassurer mes proches au passage, qui se demandaient ce que j’étais en train de faire en me lançant dans ce nouveau métier alors totalement inconnu !),
- ✅ Tester mes modèles de documents (contrat, facture) en conditions réelles,
- ✅ Avancer sans pression démesurée, puisque je n’étais pas intimidée par ce client au point d’avoir peur de mal faire.
👉 En acceptant cette collaboration, je savais que je ne m’engageais pas sur du long terme, et que ce ne serait pas une collaboration trop chronophage au quotidien. J’étais parfaitement au clair sur mes attentes et mes besoins (et même ceux qui n’étaient pas nourris dans cette mission).
Le réel danger, c’est quand cette logique de « prendre ce qui vient » s’installe dans la durée. Quand une collaboration peu alignée s’éternise et que le fossé entre ta situation rêvée et ta réalité devient de plus en plus lourd à porter.
On oublie souvent qu’un client accepté prend de la place :
- 📅 Dans ton agenda : ce qui t’empêche d’accepter un autre client avec lequel tu pourrais plus t’épanouir ou être mieux rémunérée,
- ⚡ Dans ton énergie : faire une mission qui ne t’épanouie pas peut être très lourd à porter au quotidien ,
- 🤯 Mais aussi dans ta tête, car tu rumines : « Est-ce que je suis dans la bonne activité ? », « Est-ce que je vais réussir à trouver un client qui m’anime vraiment ? »
Je te dis tout ça parce que j’ai vu des OBM débutantes traverser des expériences difficiles avant de rejoindre la Duopreneur Academy. Par exemple, elles acceptaient de commencer avec un client qui les appelait à toute heure, ne savait pas ce qu’il voulait, changeait constamment d’avis, pour finir, au bout d’un mois de collaboration, par leur dire : « Je ne vois pas la valeur de ce que tu fais, je pense que nous allons mettre un terme à notre collaboration. «
Et là, c’est le coup de massue. Non pas parce qu’elles sont incompétentes, mais parce qu’elles ne sont ni au bon endroit, ni avec la bonne personne.
C’est pourquoi, dès le lancement de ton activité de Duopreneur / OBM, il est essentiel d’apprendre à :
- Connaître tes limites,
- Poser un cadre clair dès le début de la collaboration,
- Définir ton rôle et tes responsabilités,
- Et les communiquer à ton client.
Ce sont des compétences essentielles, que j’enseigne à mes élèves au sein de la Duopreneur Academy et qui permet de limiter les situations stressantes.
Dans cet article, je vais t’aider à définir des critères simples pour identifier si un client est bon pour toi, pour ton fonctionnement, pour ta personnalié, et pour la croissance de ton activité. Et surtout, t’aider à dire oui (ou non) en conscience.
✅ Les clients à privilégier
1. Les CEO qui ont une vision (même floue) et qui la partagent
Ton client n’a pas besoin d’avoir une roadmap parfaite, détaillée mois par mois pour les cinq prochaines années.
En revanche, il doit être capable de t’embarquer avec lui, de partager avec toi la direction qu’il veut prendre pour son entreprise. Même si tout n’est pas encore parfaitement clair, il doit pouvoir te donner des repères.
C’est toute la différence entre un client qui te dit :
« Je veux scaler mon business, mais je ne sais pas trop quoi lancer« ,
Et un autre qui te dit :
« Mon objectif est clair : je veux devenir une référence sur mon marché et impacter le plus grand nombre. Mais je veux le faire sans sacrifier ma santé ni ma vie de famille. Je veux me libérer du temps, automatiser ce qui peut l’être et lancer une nouvelle offre dans les trois prochains mois pour permettre à mes clients historiques de continuer à progresser. En fin d’année, je prévois aussi une association avec untel pour aller chercher un nouveau bassin de clientèle ».
👉 Même si le comment reste encore flou (et c’est précisément là que tu interviens), il sait ce qu’il veut, il trace une direction et il t’inclut dans la réalisation de cette vision.
Et ça, ça change tout. Non seulement pour la qualité de la collaboration, mais aussi pour ton envie de contribuer pleinement à son projet.
2. Ceux qui délèguent des responsabilités, pas seulement des tâches
C’est un point essentiel et pourtant souvent négligé, parce que peu d’entrepreneurs font la différence entre les potentiels niveaux de délégation.
Un bon client, qui te considère comme une partenaire stratégique, ne te dit pas : « Fais-moi ce document ».
Il te dit plutôt : « Voici l’objectif, à toi de me proposer comment on y arrive ».
👉 Il te confie un périmètre, un résultat attendu, une zone à piloter. Et il te laisse l’autonomie de le faire au quotidien.
👉 Il définit le quoi et te confie le comment.
Bien sûr, la communication reste ouverte : vous échangez pour préciser la demande et vous faites des points de suivi intermédiaires pour vérifier que ce que tu es en train de mettre en place est aligné avec sa vision. Mais la différence est claire : il t’accorde sa confiance et reconnaît ta capacité à résoudre un problème et à apporter la bonne solution.
Dans le quotidien avec ton client, si tu te retrouves à exécuter des actions sans pouvoir questionner, proposer, ajuster, etc., tu n’es pas dans la posture d’une Duopreneur / OBM, tu es dans un rôle d’exécutante.
Bien sûr, exécuter des tâches fait aussi partie du métier, mais tu es avant tout une gestionnaire, une manager.
3. Les clients qui peuvent (et surtout qui veulent !) te payer à ta juste valeur
Sur ce point, soyons claires : tout le monde rêve d’avoir une OBM. Mais tout le monde n’a pas les moyens d’en avoir une !
Ton rôle n’est pas de sauver tout le monde, même si tu en as peut-être très envie. Rappelle-toi que tu es là pour :
✨ Créer un métier à ton image,
✨ Qui respecte ton temps, ton énergie et ton expertise.
✨ Et qui te rémunère pour que tu puisses vivre de ton activité.
J’ai accompagné des OBM qui travaillaient avec des clients adorables, qu’elles avaient envie d’aider car elles aimaient leur personnalité ou bien voulait soutenir leur cause. Mais ces clients n’avaient pas les moyens financiers nécessaires.
👉 Résultat :
- Elles acceptaient de travailler gratuitement « en attendant que le lancement rapporte », mais le fameux lancement qui allait « tout changer » n’arrivait jamais,
- Elles payaient elles-mêmes les outils pour gagner du temps, parce que le client ne voulait pas investir,
- Elles baissaient leurs tarifs « juste pour dépanner un mois », sans jamais revoir la rémunération à la hausse,
- Elles acceptaient d’être payées « en visibilité »… mais 3 likes sur le post Insta dans lequel ton client parle de la super collaboratrice que tu es ne va pas remplir ton frigo.
Alors oui, il est possible de tester une première mission avec un client « beta-testeur », ou de faire un échange de services, mais uniquement si tu sais exactement pourquoi tu le fais et sous quelles conditions de temps, de tarifs, et de périmètre des actions.
👉 Et surtout, ne t’entête pas à cibler des clients de cœur qui n’auront jamais les moyens de rémunérer ton expertise. Tu risques de t’épuiser et de finir par croire que tu ne pourras jamais vivre confortablement de ton activité.
Un bon client, c’est quelqu’un qui valorise ton travail, et qui a compris que pour grandir, il doit lui aussi investir dans son entreprise, ses outils et ses équipes.
4. Les entrepreneurs avancés qui ont déjà traversé des étapes difficiles
On croit souvent qu’accompagner un entrepreneur débutant est plus simple : moins de structure, moins d’exigence, plus de liberté.
Mais en réalité, un client débutant a souvent davantage besoin d’un coach, d’un mentor, d’un stratège ou même d’une assistante, plutôt que d’une OBM / Duopreneur.
Le risque en travaillant avec un entrepreneur novice ? Te retrouver à porter à sa place :
- La vision
- Les décisions
- La stratégie
- Et même une grande partie de la mise en œuvre
👉 Résultat : tu t’épuises et tu te décourages.
Un entrepreneur avancé, au contraire :
- A déjà compris qu’il ne peut pas tout faire seul : il a investi, il a testé, il a parfois échoué et il en a tiré des leçons,
- A souvent une équipe (même réduite) qui va pouvoir t’accompagner au quotidien dans l’exécution,
- A une offre claire, une audience.
Et il a besoin de toi en tant que Duopreneur / OBM pour soutenir et stabiliser sa croissance. Il ne compte pas sur toi pour prendre tout son business sur tes épaules, ni pour porter le poids des responsabilités qui vont avec le fait d’être chef d’entreprise.
❌ Les clients à éviter
Après avoir vu quels clients privilégier lorsque tu te lances en tant qu’OBM / Duopreneur, tu l’auras compris : ceux à éviter sont tout simplement les antithèses des précédents.
Voici les profils qui risquent de te faire perdre ton temps, ton énergie et ta motivation :
1. Ceux qui ne savent pas ce qu’ils veulent
Avec eux, tu passes ton temps à essayer de deviner, reformuler, attendre des validations qui n’arrivent pas, à faire et refaire.
👉 Résultat : tu finis par porter leur business à leur place, sans jamais savoir si tu avances dans la bonne direction.
2. Ceux qui délèguent sans faire confiance
En théorie, ils veulent déléguer, mais en pratique, ils gardent le contrôle sur tout.
Chaque virgule doit être validée, chaque décision doit repasser par eux. Et comme ils sont submergés par les micro-tâches, ils deviennent eux-mêmes le goulot d’étranglement de leur entreprise.
👉 De ton côté, tu perds du temps, de l’énergie, et ta patience ! Et tu te retrouves bloquée dans un rôle de sous-traitante sous pression, qui n’est pas du tout le rôle que tu veux avoir.
3. Ceux qui attendent que tu sois leur cerveau stratégique
Ton rôle n’est pas de définir à la place de tes clients la direction de leur business.
👉 Tu peux challenger, proposer des solutions, affiner. Mais si ton client refuse de prendre ses responsabilités de CEO, tu deviens vite sa béquille, jusqu’à risquer de t’effondrer avec lui.
4. Ceux qui bricolent sans jamais investir
Ils ont de grandes ambitions, mais zéro budget : pas d’outils payants, pas de formation si tu en as besoin, pas d’équipe, et malgré ça, des attentes énormes.
👉 Un bon client ne se contente pas d’avoir une belle idée : il met aussi les moyens pour lui donner vie.
Conclusion
Lorsque tu es Duopreneur / OBM, tu n’as pas besoin de collaborer avec 10 clients.
Tu as besoin de 2 ou 3 bons clients avec qui tu peux réellement grandir, collaborer, co-construire, t’épanouir. Des clients qui te font confiance, qui respectent ton rôle, qui te donnent de l’autonomie et souhaitent que tu restes avec eux sur le long terme.
C’est exactement ce que l’on t’apprends à identifier dans la Duopreneur Academy. On ne se limite pas à te former au métier d’OBM, on t’aide aussi à :
- Devenir une partenaire stratégique,
- Construire ta posture,
- Choisir tes clients
- Et développer ta propre entreprise avec un modèle qui te respecte pleinement.
💬 Dis moi en commentaire : As-tu déjà travaillé avec un client qui t’a tirée vers le bas ? Ou au contraire, un client qui t’a permi de révéler ton potentiel ?
Si tu t’interroges sur le métier de Duopreneur / Online Business Manager, clique ici pour passer le test et identifier si ce métier est fait pour toi !


