Aujourd’hui, j’ai envie de te parler d’une idée qu’on entend partout, mais qu’on ne remet presque jamais en question.
On dit que le salariat, c’est la sécurité. Et que l’entrepreneuriat, à l’inverse, est risqué, instable, incertain. C’est une croyance profondément ancrée, qui fait peur : peur de tout perdre, peur d’échouer, peur de ne jamais retrouver de travail salarié.
Pendant longtemps, j’ai pensé exactement ça. Et aujourd’hui, avec du recul, mon regard a beaucoup changé.
Si tu es en train de réfléchir à te lancer, ou que tu sens que ton travail actuel ne te correspond plus complètement, il y a de fortes chances que cette question de la sécurité soit au cœur de tes hésitations. C’est justement pour ça que j’ai envie de te partager mon expérience dans cet article, pour que tu puisses, à ton tour, te faire ton propre avis.
Comment j’ai lancé mon activité de Duopreneur
Quand j’ai lancé mon activité en 2018, je venais de quitter mon emploi salarié en France pour partir vivre aux États-Unis. Ce changement de vie impliquait beaucoup d’incertitudes : un nouveau pays, une nouvelle langue, aucun réseau sur place, et surtout la nécessité de garder une grande flexibilité pour m’occuper de mes deux enfants.
À ce moment-là, j’ai été honnête avec moi-même. Malgré mon parcours et mes compétences, je savais que je ne retrouverais pas facilement un emploi qui couvrirait les frais de garde de mes enfants, et surtout, je n’en avais plus envie. Je ne voulais plus travailler dans un cadre où je devais justifier le moindre besoin de temps off pour amener un enfant chez le docteur, ou courir en permanence.
En prenant du recul, une évidence s’est imposée : si ma sécurité dépendait d’un lieu ou d’un employeur, elle pouvait disparaître du jour au lendemain.
C’est ce qui m’a poussée à créer une activité que je pourrais emmener partout avec moi. Une activité simple, sans structure lourde, sans investissement important. Et je me suis posé une question très concrète : qu’est-ce que je risque vraiment ?
La réponse était claire : pas grand-chose.
Je n’avais ni local, ni équipe, ni charges importantes de démarrage. Et surtout, je savais que si ça ne fonctionnait pas, je pourrais ajuster, faire évoluer mon offre, ou même retrouver un poste salarié. J’avais confiance dans ma capacité à rebondir, parce que chaque expérience passée m’avait toujours ouvert de nouvelles portes.
👉 Je n’ai pas eu l’impression de prendre un risque énorme en me lançant. J’étais confiante sur le risque mesuré, et aussi sur ma capacité à rebondir si ça ne fonctionnait pas.
C’est quoi la sécurité en tant que salarié ?
C’est à ce moment-là que ma vision de la sécurité a commencé à évoluer.
On associe naturellement le salariat à la stabilité : un salaire fixe, un CDI (c’est le graal qu’on nous vend depuis notre plus jeune âge, c’est pour ça qu’on fait de bonnes études et qu’on cherche un bon poste).
Mais quand on y regarde de plus près, cette sécurité repose essentiellement sur des éléments extérieurs à toi : un employeur, des décisions que tu ne contrôles pas, un contexte économique ou politique qui peut évoluer rapidement.
Tu peux perdre ton emploi du jour au lendemain, voir tes conditions changer sans avoir ton mot à dire, ou rester dans un environnement qui impacte ta santé.
👉 Personnellement, ce côté du salariat ne m’apporte pas la sécurité dont j’ai besoin.
La sécurité dépend du modèle, pas du statut
Pour autant, j’ai aussi envie de nuancer quelque chose : tous les modèles d’entrepreneuriat ne sont pas pour moi synonymes de sécurité.
Je l’ai expérimenté moi-même lors de ma première entreprise, entre 2010 et 2015. J’avais lancé un dépôt-vente en station de ski, avec un local, un emprunt, des charges importantes.
Je dépendais d’un lieu, d’une saison, d’un flux de clients :
- S’il n’y avait pas de neige, il y avait moins de touristes.
- S’il y avait moins de touristes, je faisais moins de ventes.
- Si les dépôts n’étaient pas de bonne qualité, j’attirais moins de monde.
- Et puis il y avait plein de choses que je ne maîtrisais pas : le vol, la fréquentation, la saisonnalité…
- Et même moi, physiquement : si je me cassais la jambe, je ne pouvais plus ouvrir le magasin. Et si je ne pouvais plus ouvrir, je ne gagnais plus d’argent (et derrière, je devais quand même rembourser mon prêt !).
Quand j’ai accouché de mon fils, j’ai pris 4 semaines de congé seulement car je n’avais pas la trésorerie pour payer une vendeuse plus longtemps.
Là, pour le coup, je me sentais vraiment en insécurité. Parce que mon revenu dépendait de beaucoup trop de choses extérieures.
👉 Avec le recul, je réalise que ce n’était pas le statut d’entrepreneure qui posait problème, mais le modèle sur lequel reposait mon activité.
La sécurité que m’apporte le métier de Duopreneur / OBM
Aujourd’hui, ma perception est complètement différente.
Ma sécurité repose sur quelque chose de beaucoup plus concret. En tant que Duopreneur, je sais :
- générer mon propre revenu,
- transformer mes compétences en valeur,
- trouver des clients,
- recréer des opportunités si nécessaire.
Ce qui change tout, c’est que cela dépend beaucoup plus de moi que de facteurs extérieurs. Si je déménage, mon activité me suit. Si le marché évolue, je m’adapte.
Et pour moi, c’est ça, la vraie sécurité. ✨
Avec le temps, j’ai aussi compris que la sécurité ne se limite pas à l’aspect financier. Elle se joue aussi dans la manière dont je vis mon quotidien :
- aujourd’hui, je peux adapter mon rythme, faire attention à ma santé,
- ne pas rester enfermée dans un cadre qui m’épuise pendant des mois ou des années,
- je ne suis pas bloquée non plus dans une évolution décidée par quelqu’un d’autre : si je veux faire évoluer mon activité ou mes revenus, je peux le faire,
- je ne dépends pas d’une seule source : je peux avoir plusieurs clientes, différents types de missions. Donc si quelque chose s’arrête, tout ne s’écroule pas.
Et c’est exactement pour ça que je me sens en sécurité avec mon activité de Duopreneur, ou d’Online Business Manager. Parce que c’est une activité qui demande peu d’investissement de départ, qui repose sur des compétences concrètes, et qui te permet de générer un revenu sans dépendre d’un lieu ou d’un employeur.
👉 Tu construis quelque chose que tu peux adapter, faire évoluer, et surtout garder avec toi, peu importe ce qui bouge autour.
À quoi ressemble ta sécurité aujourd’hui ?
Si tu es salariée aujourd’hui, tu ressens peut-être un décalage. Pas forcément un mal-être profond, mais une impression que quelque chose manque, que ce n’est plus totalement aligné.
Et en même temps, il y a cette peur très présente de perdre la sécurité que tu as aujourd’hui. Et c’est normal, parce que depuis toujours, on associe sécurité et stabilité.
Mais la vraie question n’est pas seulement de savoir si une situation est stable. Elle est de comprendre sur quoi repose ta stabilité :
👉 Est-ce qu’elle dépend de toi, de ce que tu es capable de faire, de créer, d’adapter ?
👉 Ou est-ce qu’elle dépend surtout d’un cadre extérieur, qui peut évoluer malgré toi ?
Tu ne perds pas tout en te lançant dans l’entrepreneuriat
Il y a une autre peur qui revient souvent : celle de “tout perdre” en se lançant dans l’entrepreneuriat, de ne pas pouvoir revenir en arrière.
Là encore, mon expérience est très différente.
Après ma première activité entrepreneuriale, une fois que j’ai revendu le fonds de commerce, j’ai retrouvé un poste salarié très rapidement, beaucoup plus rapidement d’ailleurs que je ne le voulais. Pourtant, je n’étais pas dans une région particulièrement dynamique.
Et surtout, mon expérience entrepreneuriale a été un véritable atout. J’avais développé une autonomie, une capacité à décider, à m’adapter, à gérer des situations complexes. Et cela a été ressenti par les recruteurs, et très apprécié.
👉 Redevenir salariée, ce n’est pas un échec. C’est parfois une étape, un choix, une continuité de ton parcours professionnel.
Et surtout, rien n’est perdu : quand tu entreprends, quel que soit le modèle d’entrepreneuriat, tu apprends énormément sur toi, sur ta manière de travailler, sur ce que tu veux, et ça te suit partout.
Et pour moi, c’est ça, la vraie sécurité.
Conclusion
Si tu sens que tu veux autre chose, mais que la question de la sécurité te freine encore, je t’invite à aller plus loin.
J’ai créé la Duopreneur Academy pour accompagner les femmes qui veulent se lancer dans cette activité d’Online Business Manager, construire quelque chose de stable, et surtout reprendre la main sur leur manière de travailler et de générer leur revenu.
Tu trouveras toutes les informations ici.
💬 Et si tu veux bien me le partager, je serais curieuse de savoir : Qu’est-ce que le mot “sécurité” signifie pour toi aujourd’hui ?
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À très vite !
Crédit photo : francescoridolfi.com de Rido


