Parce que je suis convaincue qu’il y a autant de types de Duopreneurs que de types de clients, j’ai à cœur de te partager le portrait de certaines d’entre elles afin de t’inspirer.
Après un parcours très atypique et pluridisciplinaire, Prescillia s’est lancée dans l’entrepreneuriat en accompagnant son mari dans le développement de son entreprise, en tant que véritable copilote pendant 6 ans.
Consciente que d’autres entrepreneurs auraient besoin de ses services, elle a rejoint la Duopreneur Academy pour mettre des mots sur ses compétences et clarifier son positionnement.
Aujourd’hui, elle a trouvé sa véritable place dans le métier d’OBM et aide des dirigeants de TPE et PME “victimes de leur succès” à sortir la tête de l’eau, grâce à un accompagnement à 360°, en intervenant aussi bien sur les sujets RH, financiers que commerciaux.
Prescillia revient aussi sur son expérience au sein de Duopreneur Academy, le premier programme professionnalisant en Français pour devenir Duopreneur (Online Business Manager / OBM / Intégrateur / Digital Business Manager).
Qui es-tu ?
Moi, c’est Prescillia. J’habite en Île-de-France, à côté de Versailles. J’ai fraîchement 40 ans, et je suis ravie de les avoir, parce que ça me donne une énergie de renouveau !
Je suis maman de deux petites filles et mariée avec un chef d’entreprise. Cette info sera utile pour la suite !
Avec le cap de mes 40 ans, j’ai décidé de donner une nouvelle direction, une nouvelle énergie à mon parcours professionnel.
Quel a été ton parcours avant de rejoindre Duopreneur Academy ?
J’ai un profil vraiment très atypique.
J’ai fait des études de droit, puis j’ai travaillé plusieurs années dans des directions juridiques, où je me sentais enfermée dans une certaine vision des choses. Ensuite, j’ai évolué vers des fonctions de chef de projet, où j’ai retrouvé ce côté pluridisciplinaire, un peu chef d’orchestre, que j’aimais beaucoup.
Puis, je suis sortie du salariat il y a quelques années pour diverses raisons. Et là, ça a été un moment charnière. Je me suis demandé “Qu’est-ce que je fais maintenant de tout ce bagage ?”
Au même moment, mon mari était en pleine croissance de son entreprise. J’ai senti intuitivement qu’il avait besoin de quelqu’un pour l’aider à structurer. Tout a commencé avec la construction de ses nouveaux locaux que j’ai géré en mode gestion de projet. Puis il y a eu le déménagement, et d’autres sujets ont suivi.
J’ai donc commencé à travailler avec lui en copilotage de son activité. Aujourd’hui, ça fait six ans que je suis copilote de son entreprise.
Pourquoi as-tu choisi de devenir OBM et de rejoindre Duopreneur Academy ?
J’avais cette conviction forte que tout ce que je faisais pour mon mari, beaucoup d’autres entrepreneurs en avaient besoin : cette vision à 360°, cette approche sur mesure, très terrain. J’étais persuadée qu’il y avait un vrai besoin qui existait.
Le programme Duopreneur Academy a été un déclic car il m’a permis de mettre des mots sur ce que je faisais, de me structurer dans ma façon de me présenter. Parce que quand tu fais les choses naturellement, intuitivement, finalement tu ne prends pas conscience de ta zone de génie.
Je suis venue chercher ces réflexions dans ce programme. Le but n’était pas tant de me former sur mes compétences, mais de savoir comment les présenter pour rencontrer d’autres chefs d’entreprise qui avaient précisément ce besoin de copilotage.
À quoi ressemble ton activité aujourd’hui ?
Ce travail de réflexion au cours de mon parcours à la Duopreneur Academy m’a permis de me structurer et de signer un premier client que j’accompagne depuis quelques mois maintenant.
J’ai découvert un nouvel univers, une autre façon de travailler, d’autres outils à mettre en place. Et j’ai réalisé l’importance d’être capable de faire du sur-mesure pour chacun de nos clients. Grâce à ce client, je suis sortie de ma zone de confort : il a fallu découvrir, structurer une entreprise totalement différente de celle de mon mari que je connaissais par cœur. Ça a été un nouveau challenge.
Aujourd’hui, mon quotidien n’a aucune routine, et c’est ce que j’aime. Chaque semaine est différente.
Nous avons tout de même défini avec mon nouveau client une demi-journée de travail ensemble par semaine, pour échanger, faire des passations, me permettre de rentrer dans sa structure, et dans sa tête. On est encore dans une phase où on apprend à se connaître. À côté de ça, il y a tous les échanges par mail, par téléphone… c’est un soutien quasi quotidien.
Avec mon mari, c’est plus structuré : il y a des rituels, des missions récurrentes. Mais globalement, ce que j’aime, c’est qu’il n’y a pas de routine au sens de l’ennui. Ce sont uniquement des sujets et des challenges à gérer au quotidien.
Qu’est-ce que tu préfères dans ce métier de Duopreneur ?
Ce que j’aime profondément, c’est contribuer à faire grandir l’entrepreneur avec qui je travaille, et grandir moi aussi à ses côtés.
J’aime cette métaphore : mes clients sont des chefs d’entreprise visionnaires, qui ont la tête dans les étoiles. Ils me tirent vers le haut et m’emmènent avec eux dans les étoiles, tandis que moi je les ré-ancre sur terre en apportant structure, process et clarté. Je les canalise, je les recentre. Et j’aime autant donner que recevoir d’eux. Je trouve que c’est ce qui fait que les binômes fonctionnent, et c’est dans cette dynamique que je m’épanouis.
Ce que j’aime aussi, c’est de me sentir utile et de contribuer au bon fonctionnement de l’entreprise de mes clients. Bien souvent, ils ont la tête dans l’eau avant que j’arrive, et de voir qu’ils sortent un petit peu la tête de l’eau, c’est un sentiment plutôt agréable, de me dire que j’ai une vraie contribution dans leur quotidien.
Et en termes de compétences métier, j’ai vraiment cet aspect “touche-à-tout” : en l’espace de 6 ans, pour la structure de mon mari, j’ai dû gérer aussi bien des sujets RH, que du management de terrain, faire des réunions d’équipe, proposer aussi des formats un peu plus innovants. Par exemple, le café d’équipe le lundi à 14h : tout le monde reste debout, on traite les sujets en 10 minutes. Parce que mon mari est hyperactif, et que le fait de s’asseoir, c’est déjà un problème pour lui, donc ce format-là est super adapté.
Il y a aussi toute la partie développement commercial qui m’intéresse beaucoup.
Et j’ai quand même cette casquette supplémentaire : tout l’aspect financier. Les chiffres me parlent beaucoup. J’aime bien “discuter avec les chiffres”. J’ai une vraie appétence pour les décortiquer, parce qu’ils donnent énormément d’informations pour prendre les bonnes décisions. D’ailleurs, j’aime toujours poser ces trois questions à un entrepreneur :
- est-ce que tu sais si tu es rentable ?
- est-ce que tu sais si tu peux embaucher ?
- est-ce que tu sais si tu peux investir ?
Et je me rends compte que ce sont trois questions qui les laissent souvent un peu perplexes. Et j’aime pouvoir leur apporter ces réponses-là, très concrètes, dans mon accompagnement.
Quels sont tes super pouvoirs en tant qu’OBM ?
Je dirais que c’est vraiment cette approche proactive et “mains dans le cambouis”.
J’aime bien mettre les mains dans le cambouis pour comprendre comment ça se passe, ce qui n’est pas confortable, ce qui est pénible à faire. Parce qu’une fois que je ressens cette pénibilité-là, je deviens d’une efficacité redoutable pour trouver la bonne solution et alléger le quotidien de la personne qui doit faire cette mission. Dernièrement par exemple, j’ai eu un sujet sur les notes de frais. J’ai dû pointer, analyser, et ça a été fastidieux, mais j’ai trouvé une solution pour simplifier le processus.
C’est vraiment ça : mettre les mains dans le cambouis, comprendre, rentrer dans la structure, dans la tête du client, pour ensuite aller chercher la bonne solution à ce point de douleur.
Cela permet de faire économiser du temps, de l’argent, de gagner en sérénité, et aussi de rendre les process plus fiables.
Selon toi, quel était le plus grand obstacle à franchir pour te positionner en tant qu’OBM, et comment l’as-tu surmonté ?
L’obstacle, si on doit le définir ainsi, c’était ce brouillard que j’avais pour nommer mes compétences et présenter ma façon de travailler.
J’avais besoin que quelqu’un me challenge. Je parle souvent de challenger mes clients, mais moi aussi j’aime être challengée, qu’on me pousse, qu’on me pose des questions très pratico-pratiques. Parce que j’avais pleinement conscience que j’étais capable d’aider des chefs d’entreprise comme mon mari, mais je ne savais pas comment m’y prendre ni comment me présenter à des clients potentiels.
Et j’ai pu répondre à ces questions grâce au programme, aux séances de coaching, à l’intelligence collective dans les groupes, aux interactions dans les Puissance 4. Ce sont autant d’échanges qui m’ont stimulée, challengée, et qui m’ont permis de sortir de ce brouillard et de mettre enfin des mots sur des choses qui étaient déjà là en moi.
Et ça, ça a été un vrai révélateur.
Je sens que j’ai vraiment passé un cap aujourd’hui : dans le vocabulaire que j’utilise, dans les métaphores, dans la façon dont je me positionne et dont je me sens. Je suis très alignée et claire avec ce que je fais et ce que j’apporte à mes clients.
Est-ce que tu peux nous partager LA plus grosse pépite que tu as reçue lors de ton aventure au sein de Duopreneur Academy ?
Je crois que la pépite, ou en tout cas la révélation de ces derniers mois, ça a été de “mettre les mains dans le cambouis” (oui j’aime beaucoup cette expression !) dans Notion. C’était un outil dont j’avais vaguement entendu parler, et les échanges avec les autres membres de la Duopreneur Academy m’ont vraiment donné envie de m’y former.
On a même formé un petit groupe de travail dédié, dans lequel chacune contribue à former les autres. Et ça, c’est une vraie pépite. Parce que découvrir un outil aussi puissant seule, c’est fatigant, et je pense même que je n’aurais pas été au bout. Alors que là, avec ce groupe, on s’auto-alimente, on progresse ensemble.
Grâce à ça, j’ai énormément progressé sur cet outil ces derniers mois, et c’est un outil précieux pour mieux accompagner mes clients. Par exemple, avec mon nouveau client, on a déjà créé son CRM sur Notion avec des formulaires pour l’alimenter automatiquement, et mis en place un suivi des tâches et des missions. Et l’avantage par rapport à Excel, c’est qu’il y a des rappels. Donc ça apporte beaucoup de souplesse : on sait qui fait quoi, et l’outil vient nous le rappeler. Mon client, qui ne connaissait pas cet outil, est ravi.
Est-ce que tu as fait partie d’un groupe Puissance 4 pendant ton accompagnement à la Duopreneur Academy ?
Oui ! Et figure-toi qu’un Puissance 4 a donné naissance à un buddy, et même à une idée atypique.
Dans mon groupe Puissance 4, j’avais émis l’idée d’animer un webinaire sur la facturation électronique, qui est un sujet d’actualité important. À ce moment-là, ma collègue Aurélie m’a dit : “C’est une super idée !”
Moi, je n’avais pas forcément tout l’aplomb pour me lancer seule dans ce projet. Mais elle m’a rejoint en tant que copilote, et on s’est lancées toutes les deux. Notre webinaire aura lieu le 30 avril, sur la facturation électronique. L’objectif, c’est de montrer aux chefs d’entreprise à quel point cette réforme peut être un véritable levier d’optimisation.
Et ce buddy est génial, parce qu’Aurélie m’apporte toute son expertise sur les outils digitaux, et moi, je lui apporte ce côté visibilité : je n’ai pas eu peur de me mettre en vidéo sur YouTube, donc je la pousse un peu en dehors de sa zone de confort, je la challenge. C’est un binôme qui est génial.
C’est quoi la suite pour toi ?
La suite, c’est de continuer mon développement. Aujourd’hui, je suis toujours dans cette quête de nouveaux clients. Mon positionnement, c’est d’accompagner des dirigeants qui sont “victimes de leur succès”, qui n’ont pas assez de 24h pour tout faire, et de contribuer à structurer leur entreprise.
Et il y a aussi un gros sujet pour la suite : accompagner les chefs d’entreprise dans toute la transformation liée à la réforme de la facturation électronique. En tant que copilote, on a un vrai rôle à jouer pour structurer cette phase-là.
Je pense que ce sont déjà deux sujets qui vont bien m’occuper dans les mois à venir !
Retrouver Prescillia :
Son profil LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/prescillia-peyre-639021141/
Sa chaîne YouTube : https://www.youtube.com/@CopilotageStrat%C3%A9gique
Propos recueillis en Mars 2026.
Crédit photo : Wattana Racha Getty Images


